Après avoir sillonné et mené une étude sur les laboratoires en Union des Comores, la mission du bureau régional de l’OMS révèle qu’aucun laboratoire sous tutelle du ministère de la santé n’est encore capable de faire le séquençage génomique. La partie nationale s’est donc donné comme mission de relever le défi en six mois.
Après une semaine d’étude, soit du 01 au 09 juillet, la mission du bureau régionale de l’OMS a présenté ce vendredi 08 juillet, son rapport provisoire au ministère de la santé. Conduite par l’expert Cheick Oumar Coulibaly, cette mission avait pour objectif d’évaluer les besoins en ressources pour la mise en œuvre du projet de renforcement des capacités sur la surveillance génomique aux Comores. D’emblée, l’expert a expliqué au cours de leur mission, l’équipe a rencontré et échangé avec les autorités sanitaires sur les systèmes de laboratoires, la surveillance des maladies et des capacités de laboratoires à pouvoir assurer les surveillances des maladies par différents techniques, y compris les techniques de biologie moléculaire qui elle-même inclut le séquençage génomique.
L’équipe a constaté qu'aucun laboratoire aux Comores relevant du ministère de la santé ne peut effectuer le séquençage génomique. « Pour le moment, il faut dire qu’aucun laboratoire sous la tutelle du ministère de la santé n’est capable d’effectuer cette technologie pourtant importante pour la surveillance des maladies. Nous l’avons constaté même au cours de la pandémie de Covid19. Cependant, il y a un laboratoire sous tutelle du ministère de l’Elevage (Inrape) qui a cette capacité », insiste-il, tout en encourageant la collaboration entre ces deux ministères pour pouvoir effectuer les tests nécessaires à la surveillance, en attendant que les autres laboratoires soient dotés de cette technologie. Il rassure que les autorités en sont conscientes pour la sécurité de la population.
De son côté, le directeur général de la santé Dr Saindou Ben Ali Mbae explique que les laboratoires sont très importants en matière de surveillance de santé publique. La mission de l’expert Coulibaly a été fructueuse, elle a permis de sillonner tous les laboratoires pour s'enquérir de la réalité sur la capacité de nos laboratoires en matière de séquençage génomique. « Cela a permis à la partie nationale d’avoir un aperçu des manquements afin qu’ensemble, nous puissions apporter des solutions idoines pour améliorer notre système de santé, en l'occurrence la capacité des laboratoires », renchérit-il. Le pays se dit prêt pour relever le défi en quelques mois. « Le projet s’étend sur six mois, un délai très court. Je crois encore à cet adage, « si tout prioritaire rien n'est prioritaire». Nous devons prioriser nos actions et essayer d’écrire quelque chose. Nous sommes en train d'échanger avec les techniciens afin de définir les grandes priorités.
Andjouza Abouheir
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