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des Comores

14 médias privés ont l'impression d'être exploités par l'Ortc

14 médias privés ont l'impression d'être exploités par l'Ortc © : HZK-LGDC

Ce jeudi 5 novembre, 14 medias privés dont Hayba Fm, RTMC, Djabal Radio et Mduzuwa Fm ont tenu une conférence de presse pour réclamer les 9 millions qu'ils devaient recevoir en juin dernier en guise d'accompagnement de l'Ortc sur la diffusion des cours à distance. Jusqu'alors, ces derniers n'ont toujours pas perçu leur argent. Bien que les ministres de l'éducation et des finances soient impliqués dans cette affaire, les 14 médias pointent du doigt l'Ortc. Et l'affaire risque d'aller jusqu'au tribunal.


Ils refusent d'être sucés et jetés comme un zeste de citron. Les 14 medias privés dont 10 de Ngazidja, 2 de Ndzouani et 2 de Mwali ont signé un contrat avec l'Office de la Radio et Télévision des Comores (Ortc) pour diffuser en collaboration avec l'Ortc les cours des terminales et de la 3e  afin de favoriser les candidats de poursuivre les cours à distance depuis l’apparition de la Covid-19 dans le pays. S'agissant de l'éducation, les médias ont accepté d'accompagner l'organe de presse national mais ce dernier a parlé lors des négociations d'un paiement symbolique. « Pendant 3 mois dont avril, mais et juin, on a assuré le travail. Alors qu'on devait nous payer une fois le travail fini, on n’a rien eu. Ca fait presque 4 mois que nous réclamons l'argent promis soit 9 millions pour les 14 médias mais en vain », montre Tahamida Mze, la directrice de Hayba FM.

 

Bien que l'idée des cours à distance vienne du ministère de l'éducation et du ministère des finances, les 14 médias ont dit négocier avec l'Ortc. « Dans cette affaire, on ne connait que l'Ortc. Mais puisque ça dit long avec cet Office, on a rencontré le ministre des finances qui nous a rassuré que l'argent est aux mains d’un organisme international partenaire. Jusqu'alors, on ne sait pas ce que l'on veut concernant cet argent », regrette-t-il.

 

Toutefois, les 14 médias privés précisent par la même occasion qu'ils ne regrettent point d'avoir contribué à l'enseignement dans cette période de crise sanitaire mondiale mais ils regrettent le fait de passer par plusieurs chemins pour obtenir leur droit. « Et s'il le faut, on va poursuivre l'affaire jusqu'au tribunal », disent-ils.

 

Kamal Gamal

 

 


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