Une vingtaine de détenus ont pu s'évader de la prison de Koki dimanche dernier. Un blessé par balle, est admis au CHRI Hombo. Quelques heures après cette fuite collective, un incendie serrait déclenché à la salle d'audience du palais de justice de Mutsamudu, aux environs de 18h00, quelques heures après l'évasion de Koki.
26 prisonniers se sont évadés de la maison d'arrêt de Koki à Anjouan, dimanche 9 avril dernier vers midi, d'après un garde-pénitencier et une source du parquet général de Mutsamudu. Pour les prisonniers, aucune information n'est donnée officiellement. Des officiers de police refusent de commenter l'information. D’autres sources parlent d’un coup monté par X pour créer la diversion et faire oublier l'affaire Nazra. Rien ne filtre. « Nous allons vous rappeler, mais l'instant, nous travaillons », disent des officiers de police. Les prisonniers qui errent dans la nature, sont des voleurs de bananes et des petits objets en grande majorité. Deux des prisonniers évadés de la prison de Koki ont été capturés le soir même, d'après une source judiciaire.
Selon une source service pénitentiaire, il n'y a aucun détenu politique. « Ces derniers sont en grande majorité à l'hôpital, c'est-à-dire les prisonniers des affaires médina, mines et autres », ajoute notre source. Lors de l’évasion, des coups de feu ont retenti et il y a eu au moins un blessé par balle. Connu sous le nom d'Abdou Djandi, ce dernier a été admis aux urgences de l'hôpital de Hombo en début d'après-midi.
À la surprise générale, un incendie criminel a s’est déclaré dans la salle d'audience du palais de justice de Mutsamudu, dimanche 9 avril vers 19 heures. Certains des sièges en bois, notamment ceux des juges et des greffiers, ont été consumés par le feu. Le palais est fermé au public ce lundi, et une enquête serait ouverte par la gendarmerie, mais jusqu'en milieu de journée, aucune arrestation n'avait encore été opérée.
Pour rappel, la prison de Koki a l'habitude des évasions de masse et des incidents dramatiques. En août 2020, quatre-vingts détenus s'en étaient échappés, emportant avec eux quatre fusils des gardes armés. En novembre 2021, plusieurs prisonniers avaient été blessés par une grenade lacrymogène, lancée dans leur cellule par un soldat qui était de garde.
Nabil Jaffar
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