La Gazette

des Comores

274 agents formés sur un contrôle sanitaire adéquat aux frontières

274 agents formés sur un contrôle sanitaire adéquat aux frontières © : HZK-LGDC

Plusieurs agents des départements de l’Aéroport des Comores (ADC), de la PAF et de services de santé des aéroports ont débuté une formation sur la gestion des frontières internationales. Elle consiste à doter aux participants les stratégies clés quant à la gestion des frontières aéroportuaires basée sur un appui de surveillance épidémiologique. Cette formation démarrée le 14 décembre pour deux jours va servir de main forte pour contrôler le virus toujours actif dans le monde lors d'une réouverture des frontières internationales dans le pays.


« Dans un contexte de propagation de l’épidémie en Union des Comores relativement contrôlée (un total de 470 cas positifs au COVID ont été reportés depuis le début de la pandémie en date du 23 septembre 2020, incluant 116 cas importés), cet enjeu des dispositif et de gestion des frontières internationales du pays suite à leur réouvertures dans le contexte de pandémie de COVID-19 est essentiel, les aéroports et ports internationaux du pays étant les points de concentration de ces flux d’entrées et de sorties du territoire », lit-on dans un dossier de presse de l’OIM, issu de l’atelier de formation.

 

Selon les dispositifs établis depuis l’ouverture des frontières en septembre dernier, tout passager entrant aux Comores a l’obligation de présenter un test PCR négatif réalisé moins de 72h avant la date d’embarquement au point d’origine. Selon le document de l’OIM, il a été constaté que les agents aux frontières intervenant en première ligne ne sont pas à même de répondre aux normes sanitaires établies, et ce même si le volume de trafic aérien a été réduit pour le moment à l’accueil d’un seul vol international par jour. L’objectif général lié à la réalisation de cette formation est de familiariser l’ensemble des acteurs clés dans la gestion des frontières aéroportuaires, aux dispositifs de gestion des frontières dans le contexte de COVID-19 afin de contribuer à la réouverture des frontières internationales de l’Union des Comores dans des conditions adéquates de surveillance et de contrôle épidémiologique.

 

« Les équipements et la formation des personnels manquent. La coordination entre l’ensemble des acteurs sectoriels de première ligne dans la gestion des frontières reste partielle. Aussi, et dans cette phase transitoire, il est important de pouvoir combler les déficits existants, afin de prévenir à une propagation de l’épidémie liée à la réouverture contrôlée des frontières, et qui pourrait entrainer une re-fermeture des frontières qui serait extrêmement néfaste, voir à une vague de contamination des personnels aux frontières », poursuit-il.

 

Ainsi, et dans le cadre du projet « Southern Africa Migration Management (SAMM) », l’OIM fournira un appui technique et matériel pour l’accompagnement des dispositifs de gestion des frontières dans le contexte de pandémie de COVID-19, en vue de renforcer les capacités opérationnelles de contrôle et de gestion des frontières internationales dans le contexte de la pandémie COVID-19.

 

Au regard de l’objectif général précité, les participants doivent être familiarisés aux aspects généraux du COVID-19 et à un renforcement des connaissances sur les gestes de prévention, de protection individuelle et des passagers, avoir des connaissances accrues sur la gestion des frontières dans le contexte d’une épidémie, se familiariser aux procédures en vigueur en matière d’orientation et de prise en charge des cas suspects, la fluidité des dispositifs de contrôle aux frontières et la réalisation de la prise en charge des cas de Covid-19 et le renforcement des capacités de documentation, d’enregistrement, et de suivi des cas suspects.

 

Kamal Gamal


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