La Gazette

des Comores

A Anjouan les jeunes veulent du travail…

A Anjouan les jeunes veulent du travail… © : HZK-LGDC

Huit jeunes sur 10 interrogés dans les rues de l’ile de Ndzouani, ne parlent que de «création d’emploi». 5000 jeunes dans la rue depuis le premier mandat interrompu (3 ans) et les 2 ans consommés. Ce 27 mai 2021, une partie de la jeunesse semble indifférente au « grand discours bilan » du 2ème anniversaire de la réélection d’Azali. On ne parle que « hazi » (travail).


« L’anjouanais est un travailleur assidu. La vision de faire des Comores un pays émergent, n’est jusqu’alors qu’un refrain d’une chanson. Nous voulons du travail, la politique aux politiciens », lancent plusieurs jeunes interrogés sur l’anniversaire du 26 mai. Pour Chayhou Ali, « les discours n’ont jamais construit un rêve. Certes, il y a quelques chantiers qui bougent dans l’ile, mais les mesures de restrictions tuent notre business. C’est insupportable ». Selon un autre jeune, il n’a pas accepté d’entrer dans le piège de l’opposition. « Nous la jeunesse, on attend un changement. Le Président Azali, agissez pour la jeunesse anjouanaise.  Ne coupez pas le fil de notre espoir », dit-il.

 

A l’heure où des jeunes tirent à boulet rouge sur le régime à cause du chômage, l’ANPI vient de tenir une formation qui renforce les capacités des jeunes entrepreneurs pour l’acquisition de fonds de financement de leur projet. Fayal Mohamed, directeur régional de l’ANPI reste optimiste et met un accent particulier sur l’élan pris par le Président. « Les investissements que nous ciblons à faire venir est l’élan projeté par cette volonté  de faire de l’Union des Comores une destination  touristique de premier rang dans la région », avance-t-il.

 

La situation est vertigineuse dans l’ile. « Rien ne va et rien ne se fera si Azali garde ses irresponsables. Nous, des commerçantes, petites et moyennes, on nous tue à la douane, donc ça ne va pas », crie Mme Viviane, commerçante de Mirontsy. Le constat fait sur le terrain laisse présager qu’à part certains directeurs qui occupent les médias et qui sont communicants de nature, on sent une absence « forte » des ministres et d’autres dirigeants dans l’ile, laissant une impression que le Président ferait son travail tout seul dans l’ile d’Anjouan.  

 

Nabil Jaffar

 


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