Après plusieurs décennies de difficultés d’accès à l’eau potable, la population de Djoiezi espérait que le nouveau projet d’adduction d’eau apporterait enfin une solution durable. Alors que les travaux semblent achevés et que leur inauguration serait imminente, de nombreuses interrogations persistent au sein de la communauté sur l’état du réseau et les conditions de sa mise en service. À Fomboni comme à Nioumachoi, les nouveaux réseaux d’eau soulèvent des interrogations
À Djoiezi, l’eau potable reste au cœur des préoccupations. Depuis plusieurs années, différentes études et interventions ont été menées pour améliorer l’approvisionnement de la localité. Mais, malgré ces efforts, la population dit ne toujours pas disposer d’une information suffisamment claire sur l’état réel du nouveau projet d’adduction. Parmi les interrogations figure l’existence d’un nouveau réservoir d’une capacité annoncée de 250 m³, dont la communauté estime ne pas avoir été suffisamment informée. Les habitants s’interrogent également sur le maintien d’une partie de l’ancien réseau. Certaines conduites seraient âgées de plusieurs décennies et présenteraient, selon les témoignages recueillis, des signes importants de dégradation ou de corrosion. Dans certains secteurs, elles seraient installées dans des caniveaux ouverts, exposées aux eaux usées et aux déchets, ce qui soulève des inquiétudes sur les risques potentiels de contamination.
Une question revient surtout : pourquoi l’eau n’arrive-t-elle toujours pas dans les foyers alors que les travaux semblent terminés ? La population souhaite notamment savoir si les essais techniques et les analyses sanitaires ont été réalisés, si le réseau a fait l’objet d’une réception et quelles conditions restent à remplir avant sa mise en service. Face à ces préoccupations, la communauté de Djoiezi demande une réévaluation du schéma technique et, surtout, le remplacement des conduites anciennes ou dégradées avant toute mise en service définitive. Le problème ne semble d’ailleurs pas limité à Djoiezi. À Fomboni, certains quartiers continuent de connaître des difficultés d’accès à l’eau malgré la mise en place d’un nouveau système comprenant notamment un bassin et un réseau rénové. À Nioumachoi, où une inauguration officielle serait prochainement prévue, des habitants affirment que la situation serait même plus difficile qu’avant la réalisation du nouveau réseau.
Dans un entretien accordé à nos confrères de Facebook FM, l’ancien député Mohamed Elface a, pour sa part, soulevé des interrogations sur les capacités de l’entreprise chinoise chargée de l’exécution de ces travaux dans le domaine hydraulique. La Gazette des Comores avait tenté d’obtenir un rendez-vous avec l’entreprise lors de l’exécution des travaux à Djoiezi. À ce jour, cette demande est restée sans suite.
Riwad
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