Condamné à 25 ans de réclusion criminelle dans l’affaire de l’assassinat de Naicha Abdou, Athoumani Abdourahmane est décédé au centre de santé militaire. Sa mort, survenue dans la nuit de mardi à mercredi selon les premières informations recueillies, intervient moins d’un mois après le verdict de la cour d’assises de Moroni.
Athoumani Abdourahmane, l’un des condamnés dans l’affaire Naicha Abdou, est décédé au centre de santé militaire. L’information a été confirmée ce mercredi matin par plusieurs sources proches du dossier. Selon les premiers éléments recueillis, son décès serait survenu dans la nuit de mardi à mercredi, aux alentours de minuit. Les circonstances exactes restent toutefois inconnues et attendent d’être précisées par les autorités judiciaires. Une source ayant requis l’anonymat, qui affirme l’avoir récemment rencontré à la maison d’arrêt de Moroni, témoigne d’une dégradation visible de son état physique ces dernières semaines. « Lorsque je l’ai vu à la maison d’arrêt de Moroni, je ne l’ai pas reconnu », confie-t-elle avec émotion, décrivant un homme très affaibli, dont l’apparence avait considérablement changé depuis le procès.
Ce témoignage laisse supposer que son état de santé était fragile avant son transfert au centre de santé militaire. Il reste cependant à établir les circonstances de son évacuation, les soins qui lui ont été prodigués et les causes médicales de sa mort. Contacté, le procureur général devrait s’exprimer ce mercredi en fin d’après-midi. Sa communication est particulièrement attendue pour apporter des éclaircissements sur les circonstances du décès et les conditions de la prise en charge médicale du détenu.
Pour rappel, Athoumani Abdourahmane avait comparu devant la cour d’assises de Moroni dans le cadre du procès de l’assassinat de Naicha Abdou, ouvert le 14 octobre dernier. Après des débats particulièrement éprouvants, marqués par de nombreux témoignages et une forte charge émotionnelle, le verdict était tombé dans la nuit du 15 au 16 octobre. La cour l’avait reconnu coupable de complicité d’assassinat, de recel de cadavre, de profanation de cadavre et d’association de malfaiteurs. Il avait écopé de 25 ans de réclusion criminelle, après confusion des peines. La juridiction avait toutefois distingué sa responsabilité de celle de Fahami Moustoifa, considéré comme l’auteur principal du crime et condamné à la peine capitale pour assassinat, torture et actes de barbarie, recel et profanation de cadavre.
El-Aniou Fatima
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