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Agression sexuelle sur une mineure de 10 ans : Soulé Miradji condamné à dix ans de prison

Agression sexuelle sur une mineure de 10 ans :   Soulé Miradji condamné à dix ans de prison © : HZK-LGDC

La Cour d’assises de Moroni a condamné Soulé Miradji, alias Kilima, à dix ans de réclusion criminelle et à 500 000 francs d’amende pour tentative d’agression sexuelle sur une mineure de dix ans. Les faits remontent à juin dernier à M'badjini.


La Cour d’assises de Moroni a condamné Soulé Miradji, alias Kilima, à dix ans de réclusion criminelle pour tentative d’agression sexuelle sur une mineure de dix ans. Alors que la défense dénonce une peine sévère et estime les preuves insuffisantes, la juridiction a retenu la culpabilité de l’accusé. Le verdict a été prononcé à l’issue de l’audience du 6 octobre. À la barre, la fillette, accompagnée de son père et assistée de son avocat, a maintenu ses déclarations. Selon les éléments rapportés à l’audience, elle a affirmé que l’accusé avait tenté de l’embrasser. Tout au long de la procédure, Soulé Miradji a contesté les faits qui lui sont reprochés. Selon son avocat, Me Yahaya Mohamed Djalim, son client a nié les accusations lors des premières enquêtes, devant le juge d’instruction, devant la chambre de mise en accusation et, une nouvelle fois, devant la Cour d’assises.

 

Pour la défense, cette condamnation constitue une surprise. Jointe après le délibéré, il a exprimé son incompréhension face à la sévérité de la peine, estimant que le dossier ne comportait pas de preuves concrètes suffisantes. « Ma réaction est assez négative puisqu’il n’y avait pas de preuve concrète. Mon client a nié les faits depuis le début jusqu’à l’audience », a déclaré l’avocat. Le conseil juge également la peine disproportionnée au regard des déclarations de la victime. Il souligne que, selon lui, la fillette aurait indiqué qu’aucun contact physique n’avait abouti et qu’aucun attouchement n’avait eu lieu. « Le verdict est sévère. Prendre dix ans pour tentative d’agression sexuelle alors que même la victime a reconnu que mon client ne l’a pas touchée, qu’il a juste tenté de l’embrasser sans y parvenir… On s’attendait à un acquittement, mais malheureusement », a-t-il expliqué. Me Yahaya Mohamed Djalim affirme que la défense s’attendait à un acquittement et que l’annonce de la peine a suscité la surprise dans la salle d’audience.

Interrogé sur la possibilité de contester la décision, l’avocat a indiqué qu’il n’envisageait pas de recours. Il estime que la Cour d’assises statue en premier et en dernier ressort. La défense a par ailleurs confirmé que l’amende prononcée s’élevait à 500 000 francs. Elle a également précisé que la fillette avait été accompagnée de son père et assistée de son avocat lors de l’audience. Sollicitée pour recueillir sa réaction à la suite du verdict, la partie civile est restée injoignable jusqu’au bouclage de cette édition, malgré plusieurs tentatives téléphoniques. Cette condamnation intervient dans le cadre de la session d’octobre de la Cour d’assises de Moroni. Elle met fin, en première instance, à la procédure engagée après les faits signalés en juin. Entre la sévérité de la peine et les contestations de la défense, le verdict met en lumière les divergences d’appréciation entre les parties sur les faits reprochés et les éléments retenus par la juridiction.

El-Aniou Fatima

 

 


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