La Gazette

des Comores

Agriculture: Bâtir un modèle agricole autonome et mieux adapté au climat

Agriculture: Bâtir un modèle agricole autonome et mieux adapté au climat © : HZK-LGDC

Un grand pas a été franchi dans le cadre de la nouvelle étape dans la transformation durable de l’agriculture avec l’ouverture, hier lundi dans un hôtel de la place, de l’atelier d’analyse et de validation des données pour l’élaboration du Plan d’Action Climatique des Systèmes Alimentaires (FS-CAP).


Organisée sous la coordination du ministère de l’Agriculture, cette rencontre de deux jours bénéficie de l’appui de la Banque mondiale et de plusieurs partenaires techniques. Dans son discours, le ministre de l’Environnement, chargé du Tourisme, Abubakar Ben Mahamoud, assurant l’intérim de son collègue Dr Bandar, a souligné l’urgence d’agir face aux effets déjà visibles du changement climatique dans l’archipel. Il a rappelé que les cyclones tropicaux, l’irrégularité des pluies, l’érosion côtière et l’élévation du niveau de la mer menacent directement la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance des populations et le développement durable du pays. Aussi, le gouvernement entend faire du renforcement de la résilience des systèmes alimentaires une priorité nationale. Dans un contexte marqué par la rareté des terres arables, la fragmentation des marchés et une forte dépendance aux importations alimentaires, notamment du riz, les autorités souhaitent bâtir un modèle plus autonome, plus productif et mieux adapté aux réalités climatiques.

 

Le processus FS-CAP repose sur une approche participative et scientifique visant à identifier les vulnérabilités du système alimentaire comorien, évaluer les risques climatiques, mesurer les émissions de gaz à effet de serre, analyser les politiques existantes et définir des investissements prioritaires. L’objectif est également de renforcer la résilience de la production, de la transformation et de la distribution alimentaires tout en favorisant une gestion durable des ressources naturelles. Durant les travaux, les participants auront à examiner les résultats des premiers modules du diagnostic national, à débattre des chaînes de valeur prioritaires et à rechercher un consensus sur les grandes orientations stratégiques du futur plan. Les échanges devront aussi permettre d’assurer la cohérence entre le FS-CAP et le Programme national d’investissement agricole (PNIA), actuellement en phase d’adoption.

 

Le gouvernement a salué l’appui de la Banque mondiale ainsi que l’accompagnement technique de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI). Plusieurs partenaires au développement, dont la FAO, le FIDA, le PNUD, l’AFD et l’Union européenne, prennent part à cette dynamique aux côtés des organisations de la société civile, du secteur privé, des coopératives de femmes et de jeunes ainsi que des institutions de recherche. À travers cette initiative, notre pays ambitionne de poser les bases d’un système alimentaire capable de résister aux chocs climatiques tout en garantissant une alimentation durable et accessible à tous.

 

Mmagaza

 

 


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