85% de l’agriculture comorienne a été impactée suite au passage du cyclone Kenneth dans l’archipel. Le gouvernement a ainsi envisagé de mettre en œuvre un plan d’urgence des produits agricoles en vue de répondre aux besoins de la population. Hier, jeudi 31 octobre le secrétaire général du ministère de l’environnement, Daniel Ali Bandar a fait savoir que ce plan d’urgence est déjà en application à travers deux projets à savoir le PIDC financé par la Banque Mondiale et le PREFER financé par le FIDA. La semence est prévue après un an.
Presque sept mois après le passage du cyclone Kenneth dans le pays, un bilan agricole s’imposait. Cette forte tempête a laissé derrière elle, une agriculture comorienne ravagée à 85%. En effet, pour assouvir les besoins agricoles, le gouvernement à travers le ministère de l’environnement a mis en œuvre un plan d’urgence visant l’amélioration et l’intensification des produits agricoles à travers deux projets à savoir le PIDC et le PREFER. « L’objectif est d’augmenter durablement la production des produits légumiers (Maniocs, Taros etc.) et cultures maraichères (oignon tomates et la carotte) », explique le secrétaire général. Selon lui, « les légumes sont déjà plantées ce mois-ci et puis en janvier et février 2020 nous allons planter 5000 à 7000 bananiers dans les Centres Ruraux du Développement Economiques (CRDE) selon le plan ministériel ».
Pour Daniel Ali Bandar, la logique d’intervention des projets (PIDC et PREFER) est basée sur la promotion des techniques d’intensification des productions, la gestion optimale des facteurs de production accessibles aux exploitants et à l’accès durable aux semences et plaints améliorés.
Concernant les semences, le chargé de correspondance du ministère de l’environnement a fait savoir qu’ils commencent à peine à faire la plantation. « La récolte est prévue après un an selon le plan ministériel. En effet, le gouvernement conçoit deux idées par rapport à cette récolte, la première est de vendre la production (produits vivrières) à prix bas (200 à 250 kmf le kilo) dans les marchés et la seconde est de transformer cette production en jus des fruits ou en chips en cas d’abondance », explique Daniel Ali Bandar.
Et ce haut fonctionnaire d’indiquer que c’est le principe des projets PIDC (Projet Intégré de Développement des Chaines de valeurs et de la Compétitive) financé à 4.5 milliards de francs comoriens pour une durée de 5 ans et le PREFER (Productivité et Résilience des exploitations agricoles familiales) financé à 129 millions de francs comoriens par le FIDA (Fonds International de Développement Agricole). En ce sens les deux projets se proposent de mettre en œuvre un ensemble d’initiatives de développement sur les chaines de valeurs pratiquées dans les zones d’interventions (CFADER et CRDE).
Kamal Gamal
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