Jeudi 23 avril dernier à Moroni, une étape décisive dans la mise en œuvre de la vision de développement avec la tenue, de la cérémonie de lancement du processus d’élaboration des Schémas d’Aménagement du Territoire (SAT) de Ngazidja et de Ndzouani après celui de Mwali.
Cette initiative majeure s’inscrit pleinement dans le cadre du Plan Comores Émergent (PCE) à l’horizon 2030, notamment dans son axe stratégique consacré aux « catalyseurs de l’émergence », qui place la planification territoriale au cœur des leviers de transformation économique, sociale et environnementale du pays. À travers le lancement de ces deux Schémas d’Aménagement du Territoire (SAT), le Gouvernement entend doter les îles d’outils stratégiques de référence pour organiser leur développement de manière cohérente, durable et inclusive. Ces documents permettront de répondre à plusieurs défis majeurs auxquels font face les Comores notamment la pression croissante sur les zones urbaines, les insuffisances en infrastructures et équipements, les vulnérabilités accrues liées aux changements climatiques et la nécessité de mieux structurer les activités économiques sur l’ensemble du territoire.
Dans cette perspective, les SAT visent à articuler de manière équilibrée les trois piliers du développement durable : croissance économique, cohésion sociale et préservation de l’environnement. Le processus d’élaboration des SAT est mis en œuvre dans le cadre du projet Ulanga-Mali, un programme d’appui à la gestion durable des ressources et du territoire, cofinancé par l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne. Placée sous la maîtrise d’ouvrage du Ministère de l’énvironnement en charge du Tourisme, et pilotée par le Ministère en charge de l’Aménagement du territoire, l’initiative illustre la convergence des efforts nationaux et des partenaires internationaux en faveur d’un développement résilient et inclusif. Elle s’inscrit dans la continuité des acquis du SAT de Mwali, élaboré entre 2020 et 2022, dont les bons résultats ont motivé l’extension de la démarche aux autres îles de l’Union.
L’un des éléments clés du processus réside dans son approche participative. Plus de 200 réunions et ateliers sont prévus à travers les deux îles, impliquant l’ensemble des acteurs : autorités nationales et locales, collectivités, société civile, secteur privé et populations. Cette démarche vise à construire une vision partagée du développement territorial, en intégrant les réalités locales et les attentes des populations, tout en renforçant les capacités des institutions à tous les niveaux. Les SAT s’inscrivent dans une perspective de planification à moyen et long terme, avec un horizon de 20 ans et une mise en œuvre progressive des actions. Ils permettront notamment de définir les zones prioritaires de développement, de planifier les infrastructures structurantes, d’organiser l’utilisation du foncier, de renforcer la résilience face aux risques climatiques et orienter les investissements publics et privés.
La cérémonie de lancement marque ainsi le début d’un processus structurant qui s’étendra sur une période de deux ans, avec une finalisation des documents attendue à l’horizon 2027-2028. Au-delà de la dimension technique, ce projet traduit une volonté politique forte, qui est celle de bâtir un développement harmonieux, équilibré et durable, en cohérence avec les ambitions du Plan Comores Émergent. En engageant cette démarche, notre pays confirme son ambition de maîtriser son développement territorial, de valoriser ses ressources et de renforcer sa résilience face aux défis du XXIᵉ siècle.
Mmagaza
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