Pour la première fois de l'histoire Anjouan voit se dérouler un baccalauréat dans le calme absolu. Depuis samedi 15 août, le rythme est le même. La Covid-19 impose ses lois.
L’examen du baccalauréat a commencé samedi dernier dans l’ensemble des îles. A Anjouan, dans tous les sous-centres, l’examen se déroule dans un calme absolu. Une première pour l’île. Et comme en cette période de Covid-19, les candidats doivent obligatoirement porter leur masque et se laver les mains régulièrement. « Nous avons composé dans un calme absolu et toutes les mesures ont été prises pour lutter contre la propagation du Coronavirus. Une chose qu’on a bien respecté », indique Fatima Ahmed candidate de la série A4 du lycée annexe de Bandrani.
Selon les candidats rencontrés, l’épreuve de philosophie était abordable et la surveillance bien organisée. « Les épreuves sont bien passées. On a pu faire mieux que la moyenne, malgré les vacances forcées à cause du Coronavirus », avance Ali Abdou Toimim à la sortie des classes dimanche 16 août à Pomoni. Pour Moustadrane Combo, chef du sous-centre de Sima, le calme chez les lycéens est constaté. Et ajoute que « les choses ont commencé dans des bonnes conditions et on espère terminer au même rythme ».
Pour cette année scolaire impactée par la Covid-19, les candidats plaident pour une souplesse à la correction, même si les épreuves ne sont pas trop difficiles. Au lycée de Mutsamudu, où on a l’habitude de voir beaucoup des parents dehors à attendre leurs enfants, cette année, c'est le désert. Zéro parent dehors au moment des épreuves. « Nous allons à l'université cette année. Donc, l'absence des parents dans les lieux d'examen n'est pas chose grave puisqu'on sait que nos parents sont notre premier soutien », lance Faidine Assane de la série A1.
Nabil Jaffar
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