Un point de presse s’est tenu ce mardi 24 février à Moroni, présidé par le directeur technique de ANRTIC, Taoufik Mbae. L’objectif c’est de sensibiliser la population, les commerçants et les opérateurs économiques à l’importance de l’homologation des équipements radioélectriques importés aux Comores.
Depuis trois mois, l’ANRTIC a déployé des agents aux frontières, notamment à l’aéroport et aux ports, dans le cadre d’une phase d’observation. Durant cette période, plus de 8 000 unités d’équipements radioélectriques principalement des téléphones et autres appareils utilisant des fréquences radio ont été enregistrés à leur entrée sur le territoire. Un chiffre appelé à augmenter les mois à venir, au regard du volume croissant des importations. L’homologation consiste à vérifier la conformité des équipements aux normes techniques et sanitaires en vigueur. Lorsqu’un fabricant souhaite commercialiser un appareil dans le pays, il doit soumettre un échantillon à l’ANRTIC. Les experts examinent alors plusieurs paramètres dont les bandes de fréquences utilisées, le niveau de rayonnements électromagnétiques, la compatibilité électromagnétique, entre autres.
Ces contrôles s’appuient sur les standards établis par Union internationale des télécommunications ainsi que par l’Organisation mondiale de la santé, notamment en ce qui concerne les seuils d’exposition aux radiations électromagnétiques. À l’issue de l’analyse, un certificat d’homologation est délivré, autorisant la commercialisation de l’équipement sur le réseau national. Le directeur technique a rappelé que tout commerçant souhaitant importer des équipements radioélectriques en grande quantité doit impérativement présenter un échantillon pour homologation avant toute mise en vente. En cas d’importation sans autorisation préalable, l’ANRTIC se réserve le droit de procéder aux vérifications dès l’arrivée des marchandises sur le territoire, sur la base d’échantillons prélevés.
Au-delà du respect de la réglementation nationale, cette démarche vise avant tout à protéger les consommateurs. Des incidents liés à des téléphones défectueux ou non conformes ont déjà été signalés ailleurs, avec des risques d’explosion ou de dysfonctionnement pouvant mettre en danger les utilisateurs. À travers cette communication, l’ANRTIC entend renforcer la sensibilisation autour d’un mécanisme encore méconnu du grand public. « Tout équipement radioélectrique importé doit obtenir l’approbation du régulateur », a insisté Taoufik Mbae, soulignant que cette procédure s’inscrit dans un cadre légal strict et répond à des impératifs de sécurité et de santé publique. L’institution espère désormais que le message sera entendu par l’ensemble des acteurs concernés, alors que le marché des équipements connectés continue de croître dans le pays.
Mohamed Ali Nasra
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