Après 5 longues années de pénurie d’eau dans la ville de Djoiezi à Mohéli, ce précieux liquide y a été enfin ramené, par raccordement des tuyaux jusqu’aux foyers. L’euphorie et l’ambiance dans la ville étaient au rendez-vous. Trois mois seulement ont suffit pour réaliser ces travaux initiés par l’association des femmes de la localité, en partenariat avec la diaspora.
Au total 7 millions de francs comoriens ont été injectés par les femmes de Djoiezi en collaboration avec la diaspora de cette ville pour exécuter un projet d'adduction d'eau qui n’a pas duré plus de trois mois. L’idée de profiter de cette rivière limitrophe de la ville pour sortir de cette pénurie d’eau intenable, vient de ces braves femmes. Et les efforts déployés ont donné leurs fruits dimanche 29 aout dernier, car l'eau coule à travers toute la ville pour la première fois depuis 5 ans.
Le projet de grande envergure annoncé pour l'extension et la réhabilitation du réseau d'adduction d'eau à Mohéli, sous financement du Fonds vert pour le climat, viendra trouver qu’à Djoiezi en tout cas on ne meurt plus de soif. C'est donc un grand ouf de soulagement pour les habitants de la ville de l’ancien président Ikililou Dhoinine. L’événement a été accueilli par une danse populaire qui a fait le tour de la ville.
« Nous remercions tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la concrétisation de ce projet. Le cout de ce projet n’était exorbitant vu que la source hydraulique existe déjà à coté de chez nous » a indiqué madame Hadidja Madi, présidente de cette association.
Pour rappel, c’est la première fois de l’histoire que cette rivière Ngnombeni est exploitée pour captage et distribution d’eau potable. « Maintenant l'eau coule dans la ville, mais il va falloir construire un bassin de stockage permettant la distribution avec une très forte pression afin de pouvoir ravitailler les villages voisins » a-t-elle précisé. Certes les ménages reçoivent l'eau mais avec une faible pression, les tuyaux étant branchés directement depuis le captage compte tenu de l’urgente nécessité.
Il convient de souligner que la SONEDE (Société nationale d’exploitation et de distribution de l’eau) a été sollicitée et a apporté son appui technique et matériel pour la réalisation de ce projet. Mais est-ce que cet établissement public va assurer la gestion de ce réseau par la mise en place des compteurs chez les usagers et la facturation ? C’est la question que beaucoup se posent.
Riwad
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