L’Office de la Radio et Télévision nationale (ORTC) veut se faire peau neuve. Cette initiative engagée par la chaine nationale de service public a fait l’objet d’un atelier de réflexion sur l’amélioration des programmes, tenu à Moroni hier en début de journée. Certains intervenants comme le président du CNPA estime que la station « doit être un outil d’une information accessible à tous et s’adressant à tous et indépendamment du statut socioéconomique des uns et des autres ». Parmi les recommandations, on peut citer entre autre la « professionnalisation » des journalistes de la boite.
L’Office de la Radio et Télévision nationale (ORTC) veut se refaire une peau neuve. Cette initiative engagée par la principale chaine nationale de service public a fait l’objet d’un atelier de réflexion sur l’amélioration du programme qui a eu lieu au Retaj hier en début de journée. Pour adopter ces nouvelles reformes, plusieurs professionnels du secteur y ont pris part notamment le ministre en charge de l’Information, Ahmed Ben Said Jaffar, le président du Conseil National de la Presse et de l’Audiovisuel (CNPA), le coordinateur de la cellule de communication de Beit-Salam, les partenaires chinois de la station étaient conviés par Salim Mahamoud Hafi, directeur général de la station. Cette rencontre a permis à l’assistance de lever un coin du voile, de dire ce qui va et ce qui ne va pas au sein de l’unique station de télévision nationale dans l’espoir de trouver les solutions adéquates pour espérer une augmentation de l’audience.
Pour y arriver, Mohamed Boudouri, président du CNPA rappelle que « l’ORTC doit être un outil d’une information accessible à tous et s’adressant à tous et indépendamment du statut socioéconomique des uns et des autres ». En parfait connaisseur du domaine, ce dernier affirme que la station doit être « un lieu de rencontre où tous les citoyens sont invités sur une base égalitaire parce qu’elle n’est soumise aux impératives de la rentabilité ». Ainsi, Boudouri évoque « l’audace et l’innovation dans un souci de qualité et de l’intérêt général », comme cheval de bataille.
« Face à de tels défis, l’Ortc ne peut se reformer que dans la rupture de son passé de médias sous contrôle de l’exécutif et en regardant l’avenir. Et l’avenir c’est la professionnalisation du personnel par la formation, la transparence des critères du recrutement, la clarification des statuts du journaliste afin qu’ils puissent faire leur travail dans la loyauté et non dans la soumission », explique-t-il en précisant que « l’avenir c’est aussi l’autonomie éditoriale, administrative et financière pour assurer la mission du public et d’intérêt général, l’avenir c’est la réorientation de l’Ortc sur son rôle principal de producteur de contenu en s’ouvrant aux compétences disponibles dans le pays et à l’extérieur ».
Ancien directeur de la boite et actuellement ministre de l’Information, Ahmed Ben Said Jaffar a, de son côté, saisi l’occasion pour rappeler que ce qui devrait faire l’objet de cette discussion ne devrait être rien d’autre que « les actions à entreprendre et les solutions pouvant être appliquées pour sauver ce patrimoine comorien ». Ce dernier s’est demandé si cet atelier portant de réflexion sur l’amélioration de l’ORTC n’est pas anticipé »
Au cours de cet atelier plusieurs recommandations ont été formulées parmi lesquelles l’exigence d’un stage pratique des présentatrices et présentateurs à la radio pour juger de leur aptitude à passer à la télévision, envisager la spécialisation de présentateurs du Journal Radio ainsi qu’une spécialisation thématique, le respect de la durée du journal télévisé et radiodiffusé dans les deux langues soit en 26 mn maximum, définir avec précisions ce qui doit être fait une fois l’équipe de reportage de retour. Les techniciens ont ainsi demandé à ce que tous les agents de la station participent à la conférence de rédaction pour ainsi donner de l’impact aux sujets à traiter pour le journal télévisé.
Kamal Gamal
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