La Gazette

des Comores

Azali réitère le soutien de l’Etat à la presse privé

Azali réitère le soutien de l’Etat à la presse privé © : HZK-LGDC

Le monde des médias a été reçu au palais présidentiel lundi par Azali Assoumani pour la présentation des vœux du Nouvel An. La vice-présidente du syndicat des journalistes Andjouza Abouheir a fait part au président Azali de leurs doléances, dont la remise sur pied du Conseil national de la presse et de l’audiovisuel (CNPA) dont le mandat a expiré depuis 4 ans.


Comme chaque nouvel an, la presse nationale a présenté ses vœux de Nouvel An au président de la République. Une occasion pour les journalistes d'interpeler le chef de l’Etat sur questions existentielles auxquelles ils sont confrontés dans l’exercice de leur métier. La vice-présidente du syndicat des journalistes comoriens (SNJC) Andjouza Abouheir n'a pas manqué de présenter leurs doléances. Elle a d'abord demandé que lumière soit faite sur les circonstances du décès tragique et prématuré du premier président du syndicat des journalistes Ali Abdou. « Nous demandons solennellement, au premier magistrat que vous êtes, de faire en sorte que la mort de notre confrère ne reste pas impunie. Et qu’il nous faut, vous arracher cette promesse, aujourd’hui, ici, maintenant, que tout sera fait pour qu’enfin nous comprenions pourquoi notre frère est mort aussi dramatiquement », lance-t-elle, tout en se félicitant par ailleurs que l'année 2022 vient de s’écouler sans aucun emprisonnement de journaliste.

Cette dernière a rappelé que le mois de janvier de l’année dernière, le chef de l'État avait promulgué le nouveau code de l’information avec l'engagement de subventionner les médias privés pour mieux les accompagner dans leur développement. Malheureusement cette promesse se fait toujours attendre. C'est ainsi que la vice-présidente du syndicat a précisé que malgré cette promulgation, le chemin reste encore long pour améliorer l’environnement de la presse aux Comores. Elle a profité de l’occasion pour énumérer les doléances, notamment le renouvellement du Conseil national de la presse et de l’audiovisuel (CNPA) dont le mandat des membres actuels a expiré depuis 4 ans, la reprise des activités de la commission paritaire de la carte de presse suspendues faute de moyens après les deux premières sessions organisées en juillet et novembre 2018, la mise en place rapide d’un cadre de concertation qui permettra de concrétiser le Fonds d’appui à la presse prévu par le nouveau Code de l’information et le soutien à la presse privée.

Le chef de l'Etat s’est réjoui qu’à ce jour, personne n’est empêché de s’exprimer, et aucun journaliste n’est en prison. « La protection des sources d’information que vous réclamez est également respectée et la liberté de la presse, de la radio et de la télévision, ainsi que des autres formes de diffusion de productions d’informations est garantie », souligne-t-il. Et d’ajouter : « Je reconnais que des efforts de restructuration des médias publics ainsi que des médias privés sont urgents et nécessaires pour améliorer le cadre de travail et le niveau de vie des journalistes, et je reste confiant que ce travail se fera dans la sérénité entre vous et les autorités compétentes du pays. C’est dans ce sens d’ailleurs que j’ai signé, ce matin, le décret portant nomination des membres du CNPA, pour mieux réguler le secteur ».

Nassuf Ben Amad

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.