«L’État a fixé à 1250Fc le kilo de bonite. Ils (les gouvernants, Ndlr) nous tuent. Une bonite que j’aurais achetée à 1500fc, je viens de l’avoir à 2500fc à cause de la balance. C’est l’État qui en est responsable. Qu’ils réfléchissent bien », fulmine Mohamed And, un acheteur rencontré sur un point de vente informelle.
Les mesures relatives à la baisse de certains produits alimentaires ne sont pas sans impact négatif pour le consommateur. C’est le cas par exemple des produits de la mer. La bonite qu’on s’achetait jadis entre 1000 et 1500 fc le poisson entier, a vu son prix doubler à cause de l’arrêté ministériel relatif aux prix des produits halieutiques, signé, début du mois de ramadan, et qui a fixé le prix du kilogramme à 1250 Fc. Les pécheurs qui squattent les cotes de Moroni Café du port ont arrondi leurs recettes journalières lundi dernier.
La police nationale et la commission chargée du suivi desdites mesures y ont fait irruption, tard l’après-midi, et contraint les vendeurs à respecter les prix officiels. Ils n’ont pas rechigné à la tache, les pêcheurs qui savaient pertinemment que ça tournait en leur faveur au détriment des consommateurs, ce qu’ignorèrent apparemment la police et la commission. Une balance leur fut imposée sur le champ. Et de presto, le prix de la bonite qu’on s'achetait à 1250Fc avant l’arrivée sur place des autorités avec leur fameuse balance a grimpé à 2500fc, ou un peu moins, à raison de 1250fc le kilo.
«L’État a fixé à 1250Fc le kilo. Ils (les gouvernants, Ndlr) nous tuent. Une bonite que j’aurais achetée à 1500fc, je viens de l’avoir à 2500fc à cause de la balance. C’est l’État qui en est responsable. Qu’ils réfléchissent bien », fulmine Mohamed And, un acheteur rencontré sur place.
Coté commission de suivi, le responsable se félicitaient d’avoir réussi à faire respecter la loi. Moussa Ali alias Moindjié, responsable de la dite commission. Il ventait élogieusement le gouvernement « qui a pris l’initiative de baisser les prix ». En un laps de temps, Moindjié s’est évanoui dans la nature, et sa balance aussi. Une partie des mesures prises sont néfastes pour le consommateur. Ce qu’a pu remarquer la commission avec les résultats illusoires qui en découlent.
Toufé Maecha
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