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des Comores

Ben Abdou est parti, mais il restera à jamais dans nos cœurs

Ben Abdou est parti, mais il restera à jamais dans nos cœurs © : HZK-LGDC

Ben Abdou Soilihi l’une des grandes figures de la presse comorienne a rendu l’âme la nuit du 25 juin et a été enterré mercredi 26 juin. Après 42 ans de bons et loyaux services passés au sein de la Radio Nationale, jadis Radio Comores, il avait pris sa retraite bien méritée depuis quelques années. Sa disparition a touché beaucoup de monde surtout les journalistes qui l’ont côtoyé. Et chacun a rendu un vibrant hommage à cet icône de la presse comorienne de ces quarante dernières années.


Sur son compte Facebook, l’ancien directeur du journal Al Watwan Ali Moindjié a montré que les Comores perdent un serviteur dévoué qui a consacré sa vie à l’audiovisuel public. « Soilihi Ben Abdou était un journaliste à part au regard de son parcours, de sa constance, de ses compétences et des contenus qu’il a produits pendant sa longue carrière de près de 40 ans. Il savait tout faire à la radio. Il aimait son métier et aimait notre pays dont il connait l’histoire récente au bout des ongles », souligne-t-il. Et de poursuivre : « Nous perdons un maitre de la langue comorienne qu’il maniait avec une aisance exceptionnelle. Je rends hommage au collègue et à mon ami ».

De son côté Rachid Aubin, une des voix de l’ORTC n’a pas pu cacher sa tristesse. « J’ai côtoyais Ben Abdou pendant 28 ans. Durant toutes ses années, nous avons travaillé ensemble à Radio Comores. C’était pour moi des années d’apprentissage. J’ai beaucoup appris avec lui, surtout les expressions de notre langue. Il aimait le journalisme et a travaillé avec amour tout en respectant les uns et les autres », avance-t-il. Ce dernier a souligné aussi le fait que feu Ben Abdou aimait beaucoup la langue comorienne. « Il aimait beaucoup notre langue, il ne l’a jamais mélangé avec une autre langue dans ses émissions. Sa disparition est une vraie perte. La presse a perdu une grande figure irremplaçable. Si aujourd’hui on connait notre histoire c’est grâce à lui », ajoute-t-il.

Le directeur général de la Radio Ngazidja a aussi montré que feu Ben Abdou était pour lui un mentor et un conseiller. « Je n’ai pas les mots pour exprimer ma douleur pour cette disparition. Je suis abattu, on vient de perde un géant dans notre métier. Il a tout fait, tout donné pendant sa longue carrière. Il nous a fait vivre des grands moments. Quand il commente les matchs de foot, la fête de l’indépendance, voir même les publicités, on est scotchés. Il suffit de l’écouter tu n’arrives pas à quitter la radio. C’est un monument de la presse qui part, et on ne peut rien faire, car c’est Dieu qui décide. Mais, il restera à jamais dans nos cœurs », résume-t-il.

Les larmes aux yeux, l’ancien ailier gauche de Bonbon Djema Legauché dit qu’il ne va jamais l’oublier. « Ses commentaires m’ont poussé à bien jouer. Cette phrase reste toujours dans ma tête "Legauché no mdu mché hawurémé kobora wo mpira wudjiya". Il était un vrai connaisseur, il savait comment placer les mots. Il était unique dans son genre, personne ne peut réaliser ce qu’il a pu réaliser, qu’il repose en paix », dit-il.

Nassuf Ben Amad

 


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