Le ministre de la justice Djae Ahamada a tenu une conférence de presse samedi 18 décembre dernier, pour présenter son bilan trimestriel. Beaucoup de sujets étaient abordés, notamment les droits de l'homme, la lutte contre la délinquance, les violences faites aux femmes et enfants. A en croire le conférencier, beaucoup a été fait et il reste encore des choses à améliorer.
Face à la presse samedi dernier, le ministre de la justice Djae Ahamada a présenté son bilan trimestriel des travaux techniques. Un bilan qui n'est pas à 100% positif, vu les critiques portées sur l'appareil judiciaire. Mais, le ministre rassure que beaucoup de choses sont faites et d'autres sont cours et à améliorer. « Mes prédécesseurs ont initié ces travaux techniques. La formation des magistrats, l'ouverture des tribunaux, dont le tribunal de commerce, et autres, l'appui de l'OHADA etc... J'ai hérité beaucoup de choses et je ne fais que suivre le chemin tracé », rappelle-t-il.
Selon lui, le ministère de la justice est le défenseur qui doit veiller sur les institutions publiques. « On est le noyau du gouvernement, car on doit faire en sorte que les choses soient claires et transparentes. On a lancé une enquête judiciaire dans la fonction publique qui nous permettra de détecter les fantômes. Une fois que ces fantômes seront délestés, on peut faire des recrutements par remplacement », lance-t-il.
Sur la lutte contre la délinquance, le ministre annonce que c’est un combat pour tous. « Le gouvernement a sa part de responsabilité mais aussi les parents. Beaucoup des jeunes sont entrés dans ce fléau. Cela est favorisé par la consommation d’alcool. Et à cause de l'alcool, il y a trop de crimes et de violences, surtout des jeunes. C'est pourquoi l'Etat a jugé nécessaire de fermer les bars », indique Djae Ahamada Chanfi.
Concernant les droits de l'homme et de la femme, il estime que les Comores font partie des pays qui respectent les droits de la femme. « Notre société a toujours préservé la femme. Dans nos foyers, dans l'administration, on respect le droit de la femme. Si on a les mêmes diplômes, on gagne les mêmes salaires. Or qu'il y a des pays même d’Europe, où les femmes ne perçoivent pas le même salaire que les hommes. D'ailleurs, vous voyez que le président accorde toujours une place aux femmes dans les événements », se justifie-t-il.
Sur l'affaire de l'ex-président Sambi et les autres détenus politiques, le ministère est resté évasif. Son prédécesseur avait annoncé que leur procès serait ouvert d’ici la fin de l'année, une annonce qui était également confirmée le porte-parole du gouvernement. Mais jusqu'à ce jour, aucune date n'a été encore officiellement fixée.
Nassuf Ben Amad
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