La fédération des syndicats de l’éducation (Fsec) vient de rejeter certaines réformes du système éducatif mises en place par le ministère de l’éducation nationale. Elle a critiqué le lancement des programmes d’enseignement en ligne et la conception du bulletin unique.
Lors d’une rencontre avec la presse, les membres de la fédération des syndicats de l’éducation (FSEC) ont encore pointé du doigt le ministre de l’éducation Bacar Mvoulana qui semble oublier son statut d’enseignant pour se conduire homme politique. « Un séjour dans l’eau ne transforme jamais un tronc d’arbre en crocodile », a rappelé un membre du syndicat, empruntant une citation de Seydou Badian pour fustiger le ministre. L’enseignement et l’éducation sont en crise a déclaré Abdou Saïd Mdarara, secrétaire général de la Fsec. « Cette fois-ci nous ne réclamons pas l’augmentation du salaire mais plutôt prévenir la population sur les actions du ministère de l’éducation au niveau de l’enseignement aux Comores. Récemment nous avons eu la visite d’un inspecteur pédagogique qui pour répondre à la question des manuels du programme d’enseignement scolaire a parlé des programmes en ligne. Mais est-ce que cette plateforme est accessible à tous », s’interroge-t-il. « Pourquoi cette digitalisation précipitée dans un pays dépourvu d’électricité et de connexion stable ? D’autant plus que les enseignants ne sont pas tous digitalisés ? Et peu d’entre eux disposent du matériel adéquat pour faire leur travail en ligne ». Selon le chef syndicaliste cette stratégie « ne fera que paralyser le fonctionnement du système d’enseignement aux Comores ».
Quant à l’épineuse question du bulletin unique, l’organisation syndicale estime qu’en imposant un bulletin unique à tous les établissements scolaires, le ministère de l’éducation « détruit l’identité propre à chaque école ». Cette prérogative qui appartenait à chaque école « est désormais laissée aux mains du ministère avec un prélèvement de 1500 fc sur chaque bulletin ». Est-il logique de déplacer un habitant de Mbadjini jusqu’à Moroni avec un frais de déplacement de 2000 fc, pour un bulletin qui vaut 1500fc ? », martèle le conférencier. Et ceux qui doivent se déplacer depuis Anjouan ou Mohéli pour un bulletin ? Ce n’est pas normal. » Pendant la rencontre, les conférences ont également insisté sur les revendications des enseignants, comme l’application de la nouvelle grille indiciaire qui demeure jusqu’aujourd’hui une chimère, malgré le protocole d’accord de janvier 2025.
Kamal Gamal
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