C'était dans la nuit du 26 novembre 1989 que le père de l'indépendance des Comores est mort tragiquement dans sa résidence à Moroni. Selon plusieurs sources, le père de l’indépendance serait tombé sous les balles des mercenaires de Bob Denard, qui assuraient sa sécurité. Une cérémonie religieuse a été organisée dans son mausolée à Domoni-Anjouan pour lui rendre hommage.
Déjà 32 ans depuis que le père de l'indépendance Ahmed Abdallah Abdérémane est mort. Chaque année, une cérémonie religieuse est organisée pour lui rendre hommage dans son mausolée à Domoni, sa ville natale. Lors de cette cérémonie le 26 novembre dernier, le président de la République a rappelé l'importance d'élever et d'éduquer les enfants dans les bonnes pratiques religieuses. « Nassuf et ses frères organisent cette cérémonie religieuse chaque année pour une prière à leur père. Pourvu que nos enfants fassent la même chose après la mort », lance d'emblée Azali Assoumani.
De son côté, Nassuf Ahmed Abdallah a demandé au président de la République d'être indulgent, clément et résistant. « Je n'ai jamais été président mais je suis fils du président. Donc je connais les difficultés et les avantages d'être président. Que Dieu vous donne la force de supporter le mal et le bien. Je ne sais pas comment parler de mon père. Car il était un humain comme nous, il avait donc ses qualités et ses défauts. Mais je pense qu'il est parmi des hommes qui se sont sacrifiés pour le bien-être du pays », dit-il avec émotion. Pour lui, il est temps de cesser les petites querelles inutiles et d’arrêter la guerre de la salive pour une guerre constructive pour le bien-être du pays faisant allusion au dialogue et aux ripostes de l'opposition.
Pour rappel, Ahmed Abdallah est né à Domoni. Et devient homme politique en se faisant élire au conseil général des Comores. À partir de 1961, sous l’autonomie interne accordée par la France, il accroît sa fortune en important le riz, aliment de base des Comoriens. Il devient président du Conseil de gouvernement des Comores en décembre 1972, puis démissionne du Sénat le 9 janvier 1973. Il négocie à Paris les accords du 15 juin 1973 avec le gouvernement français et ce sont ces négociations qui ouvrent la voie à l'indépendance. Mais les autorités françaises de l’époque ne se conforment pas aux règles du droit international, en décidant de maintenir Mayotte, la quatrième île de l’archipel, sous administration française. Cette décision, confirmée par le Parlement français, le 3 juillet 1975, est un camouflet pour Ahmed Abdallah, qui riposte en proclamant unilatéralement l'indépendance le 6 juillet 1975. Et devient ainsi le premier chef d'État des Comores indépendantes.
Kamal Gamal
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