La Gazette

des Comores

Certaines écoles se battent pour sauver une année scolaire mal partie

Certaines écoles se battent pour sauver une année scolaire mal partie © : HZK-LGDC

Pour éviter aux élèves de passer une année scolaire encore plus difficile que l’année dernière, une poignée d’écoles privées comme le GSA, l’EIK et le Gymnase donnent des polycopies des cours et d’exercices à leurs élèves dans l’objectif de les obliger à travailler à la maison. Une école comme le GSFA, elle envisage le téléenseignement.


Bien que le gouvernement ait décidé depuis janvier dernier de fermer les établissements scolaires, certains d’entre eux plus particulièrement du secteur privé travaillent déjà à distance avec les élèves dans le but d’éviter à ces derniers de passer une année scolaire encore plus ébranlée que l’année dernière. C’est le cas du Groupe scolaire Avenir et l’école Ibn Khaldun de Vouvouni Bambao qui donnent aux élèves des polycopies des cours semaine après semaine pour qu’ils puissent travailler à la maison. « Cette pandémie a déjà paralysé et traumatisé le monde. Et des crises importantes s’enregistrent dans tous les secteurs. Cependant nous devons sauver à tout prix l’éducation », avance Moussa Abdou, le directeur du Groupe Scolaire Avenir.

Depuis la semaine dernière, cet établissement privé accompagne ses élèves dans cette crise sanitaire afin de les garder éveillés. « Nous ne pouvons pas désobéir le gouvernement même si la situation nous force. Mais ce n’est pas un péché si l’établissement crée des polycopies d’exercice et des cours pour nos élèves. Et c’est d’ailleurs une façon de dissiper la paresse le temps qu’ils restent à la maison », soutient Nazoum.

Certains établissements travaillent déjà de la sorte avec leurs élèves tandis que d’autres envisagent le téléenseignement. C’est le cas du Groupe Scolaire Foundi Abdoulhamid (GSFA) qui d’après un communiqué publié récemment sur les réseaux sociaux, la direction de cette école privée prévoit de travailler à distance au moyen de la nouvelle technologie avec ses élèves en attendant une éventuelle reprise des cours le 17 février prochain. En tout cas, plusieurs pressions et décisions de certaines écoles concernant la fermeture des écoles vont pousser le ministre de l’éducation à d’autres ordonnances dans les jours qui viennent.

Pour ce qui est du téléenseignement, nombreux sont les enseignants qui regrettent une pratique adéquate du domaine. « C’est un travail qui nécessite des parfaites connaissances technologiques de la part des enseignants et des élèves. Il faut déjà que l’enseignant s’organise techniquement, c’est-à-dire s’adapter à des cours spécifiques que pédagogiques dans cet échange technologique avec l’élève ou l’étudiant. Donc je pense d’ores et déjà que notre ministère devrait songer à former les enseignants dans ce domaine car personne ne connait ce que nous réserve l’avenir avec cette maladie », propose Djalim Ali, enseignant chercheur à l’Université des Comores.

Kamal Gamal

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.