Le chef de l'État vient de nommer par décret son ancien ministre des finances, Said Ali Chayhane, au poste de directeur général de Comores Télécom. Une nomination « politique et non technique », qui plus est s’écarte du règlement intérieur de ladite société. Selon ce règlement en effet, seuls les agents issus de Comores Telecom peuvent en prendre les rênes.
Une grande première depuis les années 98 que le règlement de la société nationale des télécommunications a un directeur qui n’est pas issu de la maison. Le règlement intérieur est pourtant clair : seuls les agents y travaillant ou y ayant travaillé peuvent prétendre au poste de directeur général. Mais ce verrou qui faisait sans doute la promotion de la méritocratie est sauté pour la première fois depuis 1998. En effet, la nomination de Said Ali Chayhane à Comores Telecom va à l’encontre des textes en vigueur car ce dernier n'a jamais été employé par l’opérateur historique, ce qui a suscité des interrogations au sein personnel.
« C'est la première fois qu'on nomme un directeur général qui n'a jamais travaillé ici. Je n’ai jamais vu pareil. C'est contre notre règlement intérieur. Said Ali Chayhane n'a jamais travaillé ici, il ne maîtrise pas le domaine numérique. Je n'ai rien contre lui, mais c'est une question d'une société où il faut beaucoup de technique que de politique. Le président aurait pu nous envoyer quelqu'un qui a travaillé dans la société, qui connaît les rouages. Ou sinon, nommer un des jeunes cadres techniciens qui travaillent encore ici », s'indigne ce jeune technicien qui souhaite garder l’anonymat pour des raisons évidentes.
« Nous avons des jeunes compétents qui maîtrisent bien la télécommunication. Il ne fallait pas les ignorer. La situation dans laquelle se trouve Comores Telecom présentement, demande un technicien qui pourra rehausser et améliorer la qualité des services pour rattraper le retard. Lequel retard ne peut qu’avantager notre concurrent Telma. Et c’est une raison de plus de privilégier Sans oublier notre concurrent Telma. Raison pour laquelle la technique devait primer sur la politique », a poursuivi notre interlocuteur.
Nassuf Ben Amad
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