En ce début de ramadan, beaucoup d’accidents ont eu lieu dans la capitale ou dans les régions périphériques. La somnolence au volant est la cause de la majorité de ces accidents de la route. La gendarmerie nationale appelle à la vigilance des automobilistes.
Le ramadan n’épargne personne. Tout le monde se sent fatigué et parfois, on n’arrive pas à contrôler nos propres faits et gestes. Au premier plan, les automobilistes. En ce début de ramadan, plusieurs accidents de la route ont été enregistrés. Et pourtant, les gendarmes sont placés un peu partout dans la capitale et dans les périphéries pour assurer la sécurité de la population. Mardi dernier, après la prière de midi Dhoh’r, deux voitures se sont heurtés à Moroni, en face du journal La Gazette des Comores. Après constat, le conducteur d’une Clio somnolait au volant et a quitté sa droite pour aller se heurter à une Renault Express qui était à sa gauche.
« Je l’ai vu venir, j’ai klaxonné et il n'a pas freiné. Au début, je croyais qu'il plaisantait comme font la plupart des chauffeurs. Mais, quand il m'a cogné, j'ai tout de suite compris qu’il y avait un problème. Finalement, il était en train de dormir au volant, témoigne le chauffeur de l'Expresse. Heureusement, rien de grave à part que nos voitures sont amochées ». A son tour, le chauffeur de la Clio avoue qu'il était fatigué et qu’il était en train de somnoler au volant. « En cette période de Ramadan, on est toujours un peu fatigué surtout dans la journée. Avant de faire le choc, j’avais le contrôle de ma voiture. Et c’est le bruit du contact qui m’a réveillé », avance-t-il, avant d’ajouter que « c'est une chance que cet accident n’ait fait aucun blessé. Dieu merci, j'avais mis la ceinture ». Ce dernier reconnaît qu’il était fautif et il est prêt à assumer les dégâts causés.
Hier mercredi dans la matinée, une autre voiture a heurté un poteau électrique en face du Palais du Peuple. Dans la journée deux autres se sont heurtés tout près du palais de justice de Moroni. Une situation qui ne laisse pas indifférente la gendarmerie nationale. Dans leur page Facebook, il est observé que la somnolence au volant a causé plusieurs accidents de la route cette première semaine du mois de ramadan. « Conduire quand on est fatigué, ou en manque de sommeil, est dangereux et parfois mortel. Le conducteur doit pouvoir reconnaitre la somnolence, s'arrêter ou passer le volant à un autre. Les passagers doivent aussi être vigilants », conseille-t-elle. Pour cette première semaine de ramadan, une dizaine d’accident de la route ont eu lieu. La prudence est donc de mise.
Nassuf Ben Amad
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