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des Comores

Clôture des projets AEFPF et SEPAREF : Vers une agriculture plus résiliente aux Comores

Clôture des projets AEFPF et SEPAREF :  Vers une agriculture plus résiliente aux Comores © : HZK-LGDC

Le 29 septembre dernier, au Retaj, le ministère de l’Agriculture a célébré la clôture de deux projets majeurs : l’AEFPF (Projet d’Appui d’Urgence pour la Sécurité Alimentaire et la Résilience Durable des Systèmes Agricoles et Avicoles) et le SEPAREF (Projet de Sécurité Alimentaire et de Préparation aux Urgences par la Production de Semences de Qualité).


Ces deux initiatives, mises en œuvre avec l’appui de partenaires internationaux, visaient à renforcer la sécurité et l’autosuffisance alimentaire aux Comores. L’AEFPF a été conçu pour répondre à l’urgence alimentaire tout en posant les bases d’une résilience durable, tandis que le SEPAREF, financé par la Banque Africaine de Développement (BAD), la FAO et la Facilité Africaine de Production Alimentaire d’Urgence (FAAP), s’est concentré sur la production de semences vivrières de qualité afin de renforcer la résilience agricole face aux crises mondiales. Lors de la cérémonie, le ministre de l’Agriculture s’est réjoui des résultats obtenus : « Je suis particulièrement fier de constater que le projet AEFPF affiche un taux d’exécution de 102,4%. Le film présenté montre clairement l’appui concret apporté aux producteurs locaux, qu’il s’agisse de matériel agricole ou de formations. Ces projets traduisent la volonté du gouvernement d’appuyer l’agriculture pour garantir l’autosuffisance et la sécurité alimentaire. »

Des impacts concrets ont été enregistrés. En 33 mois, l’AEFPF a bénéficié à 17 038 personnes, dont 57% de femmes. Plus de 10 137 bénéficiaires (51% de femmes) ont été formés aux techniques agricoles, notamment pour la production de pomme de terre, patate douce et maïs. Le projet a aussi permis la formation de 435 personnes en sauvegarde environnementale et sociale, la structuration de 50 groupements féminins et l’élaboration d’une nouvelle législation agricole. Le ministre a d’ailleurs souligné le rôle central des femmes : « Grâce à la mécanisation, les femmes n’ont plus besoin de cultiver la terre de façon traditionnelle. Aujourd’hui, elles sont parmi les principales bénéficiaires du projet. »

Les partenaires saluent une réussite de ces projets. Chantal Umuhire, représentante de la BAD, a rappelé : « La BAD s’engage aux côtés du gouvernement comorien pour faire de l’agriculture un moteur de croissance économique. Les Comores disposent d’un climat généreux, autant en tirer parti. » De son côté, le gouverneur de Ngazidja, Ibrahima Mze, a souligné : « La réalisation de ces projets est un acte concret, une ambition pour moderniser notre agriculture et renforcer la sécurité alimentaire. Ils ont permis de stabiliser les prix des produits de base. » Quant au représentant de la FAO, Ediamine Bedja, il a affirmé que ces projets ont “permis de bâtir un système robuste, capable d’assurer la résilience.” Avec plus de 17 000 bénéficiaires directs et des avancées notables en matière de formation, de mécanisation et de production agricole, les projets AEFPF et SEPAREF marquent une étape importante pour la résilience et la modernisation du secteur agricole comorien. Ils ouvrent également la voie à de nouvelles perspectives pour faire de l’agriculture un pilier de la croissance économique et de l’autosuffisance alimentaire du pays.

Kamal Gamal

 


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