La Gazette

des Comores

Collectivités locales: Ndremeani, un village pas comme les autres

Collectivités locales: Ndremeani, un village pas comme les autres © : HZK-LGDC

Ndremeani, un village d'une centaine habitants, situé dans la région de Mledjelé à Mohéli, n'a toujours pas d’électricité ni d’eau, ni établissement d'enseignement général ou coranique. Cette localité n’a pas de route et le réseau téléphonique se fait rare. Aucun projet de développement n’y existe.


Sur la route impraticable de Wanani vers Nioumachoi se trouve Ndremeani, le premier village   qu'on traverse dans la région de Mledjelé avant d’arriver au chef lieu Nioumachoi. Avec une population d'une centaine d’habitants, ce village reste le plus petit de l'île de Mohéli. Un village qui ne bénéficie d’aucun projet de développement de la part du gouvernement, ni des ONG et la communauté n'est pas organisée pour se débrouiller comme le font les autres localités du pays. Dans ce village où l’ancien président Ikililou Dhoinine concentre une  grande partie de ses activités agricoles, pas d’eau potable, ni d’électricité de la SONELEC.

Pire encore, il n’y existe pas d'école d’enseignement général ni coranique. Les enfants de 7 à 15 ans sont envoyés dans les autres villages les plus proches pour suivre des cours. Une situation difficile car chaque enfant nécessite la surveillance de ses parents et ses proches pour une bonne éducation. Le réseau mobile Huri se capte difficilement et celui de Telma n'y est pas du tout. C’est pour dire tout simplement que Ndremeani est coupé du reste du monde car la route n’est pas praticable depuis déjà plusieurs années.

« Bien que nous soyons un petit village, mais nous avons droit à l'eau et à l'électricité comme tout citoyen comorien » rappelle un habitant de cette localité. Et lui de poursuivre « je crois que personne ne pense à nous jusqu’au moment des élections que nous voyons des politiciens venir avec des fausses promesses ».

Les habitants de Ndremeani vivent grâce à l'agriculture, l'élevage et surtout à la pêche mais dans des conditions précaires. « Quand une personne est malade par exemple ont est obligé de le transporter sur nos épaules jusqu'à Nioumachoi. Seuls quelques motocyclettes s'aventurent dans cette zone mais très rarement » témoigne sous l’anonymat notre interlocuteur.

Riwad

 


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