Hier lundi 16 mars a été commémoré le 56ème anniversaire de la disparition du président Said Mohamed Cheikh. Il va de soi que la grande majorité de nos concitoyens ne l'ont pas connu. Ils le connaissent seulement au travers de ses allocutions radiophoniques, qui décrivent la façon d'agir de notre population face aux aléas de la vie. Des mots qui sonnent vrais quand on observe les comportements de nos jours.
Pour certains, c'était un autocrate qui ne faisait qu'à sa tête et pour beaucoup d'autres il était un pédagogue méconnu. Il aurait pu être le visionnaire du temps des colonies car il avait la carrure et l'esprit nationaliste qui aurait pu éviter au pays de s'embarquer dans les mésaventures qu'il a connues. Mais sa disparition subite à Soavinandriana-Antananarivo (Madagascar), ne lui a pas permis d’aller de l’avant. On peut cependant affirmer que cet illustre personnage avait su marquer de son empreinte toute la classe politique de son époque.
On peut toujours rappeler quelques éléments bibliographiques. Il a fait ses études primaires à l'école officielle de Mitsamiouli et ses études secondaires à l'École Régionale de Mutsamudu avant de poursuivre ses études supérieures à l'école de médecine d'Antananarivo à Madagascar, études qu'il termine en 1928. Son premier poste fut Foumboni, dans le nord de Ngazidja, avant d'être affecté à Fomboni Mohéli. Il a été rappelé sous le drapeau comme médecin militaire à Majunga (Madagascar, de 1936 à 1944). SMC a joué un rôle déterminant dans la résolution de la crise d'avril 1940 dans les plantations coloniales de Nyumakele (Anjouan). L'issue pacifique de cette crise l'a propulsé au premier rang de la scène politique.
Il abandonne complètement la médecine en 1945 et se lance dans la politique en devenant député au sein de l'Assemblée nationale française de 1945 à 1961. Il s'inscrit dans le groupe socialiste de l'Union démocratique et socialiste de la Résistance. Il est le chef du parti vert face au parti blanc du prince Said Ibrahim. II œuvre pour détacher administrativement les Comores de Madagascar, ce qu'il obtient en 1946. II a réussi à faire abroger la loi d'annexion de l'archipel des Comores comme dépendances envers Madagascar en 1912. En 1954, il est désigné pour représenter la France et l'Union française à l'Assemblée des Nations unies. En 1961, il est élu le premier président du Conseil de gouvernement par la Chambre des députés des Comores. Aussi, il est intéressant de rappeler au microcosme politique ces paroles d'un des hommes politiques de notre pays qui avait une ambition à la fois pragmatique et volontariste pour faire avancer les choses.
Mmgaza
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