L'association Imara-Comores a conçu des robinets atypiques pour se prémunir contre le coronavirus. C'est-à-dire, au lieu de se servir des mains pour faire fonctionner ces robinets, les usagers se servent de leurs pieds pour éviter la transmission du virus à travers les robinets.
Sur l'ensemble du territoire, la population se rince les mains en utilisant les robinets manuels fixés au bas des sceaux en plastique placés à l’entrée des entreprises privées et publiques. Il s'agit bien de renforcer la prévention et la lutte contre le COVID-19. Cependant, l'association Imara-Comores rappelle que « la transmission du virus peut se faire à travers les objets. Si un individu infecté par la maladie (porteur sain) s'est servi du robinet, le virus peut contaminer les autres en ouvrant ou en fermant le robinet. Et pourtant, le virus se propage très vite à travers les mains. C'est pour agir contre cette transmission virale, qu'on a eu l'idée de concevoir des robinets permettant d'utiliser les pieds ».
« Plutôt les pieds », tel est le slogan adopté par l'association car selon eux, les membres inférieurs ne sont pas transmetteurs du virus. En effet, ces robinets atypiques sont installés à Vouvouni, Mkazi et dans d'autres villages. Pour rappel, l'Imara-Comores est une association dont l'objectif est d'enseigner l'anglais aux Comores mais aussi la transmission du savoir-faire sur la maintenance et la robotisation. Mais dans cette crise sanitaire, elle s'est mobilisée pour aider la population à faire face à cette période difficile comme elle a déjà fait dans certaines régions en avril 2019 lors du passage du cyclone Kenneth.
Pour permettre à la population de lutter contre la pandémie du coronavirus, plusieurs associations se mobilisent. C'est le cas de CCLB de Moroni. Les quartiers Badjanani et Mtsangani prévoient de distribuer aux habitants de ces quartiers des masques et des gants de protection. « Pour l'instant, nous n'avons que les masques, mais on entend dans les meilleurs délais l'arrivée des autres équipements. Car c'est une initiative lancée par les membres de l'association résidants en France. Et dans cette attente, on recense les habitants de chaque domicile », a fait savoir une membre de l'association CCLB.
Kamal Gamal
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC