La Gazette

des Comores

Comores-Japon : Une coopération quarantenaire qui s'ouvre sur l'avenir

Comores-Japon :  Une coopération quarantenaire qui s'ouvre sur l'avenir © : HZK-LGDC

C'est dans un contexte de relance diplomatique et de quête de partenariats structurants pour le plan Comores émergent que Moroni a abrité la première Journée de Coopération entre l'Union des Comores et le Japon. Coorganisée par l'Agence Comorienne de Coopération Internationale (ACCI) et l'Agence Japonaise de Coopération Internationale, (JICA) cette rencontre « hautement symbolique » a réuni le gouvernement, les partenaires techniques et société civile autour d'une vision partagée.


Ouvrant la journée, le représentant résident de la JICA à Madagascar, couvrant les Comores et l'île Maurice, Odawara Kosuke a rappelé que « notre coopération s'inscrit dans une histoire de plus de quarante ans », débutée en 1980 par les premiers dons, puis en 1981 par l'accueil des premiers stagiaires comoriens. Depuis, « environ trois cents cadres, techniciens et responsables ont bénéficié des programmes de formation ». Pour lui, « au-delà des projets et des infrastructures, ce sont avant tout ces femmes et ces hommes qui représentent le résultat le plus durable » de ce partenariat. Aujourd'hui, la coopération couvre la santé, la pêche, la gestion des déchets et l'économie bleue. Illustration concrète, une formation sur l'approche japonaise « 5S-KAIZEN » a débuté mardi dernier au CHU El-Maarouf. Elle vise à « renforcer la qualité des services de santé grâce à une méthode reconnue d'amélioration continue » et constitue « un exemple concret de coopération triangulaire entre les Comores, Madagascar et le Japon », à travers le partage de l'expertise acquise par le ministère de la santé publique malgache.

 

 A son tour, le directeur de cabinet du ministère des affaires étrangères, Soibrine Assoumani Abdou, a donné le ton politique de la rencontre. Il a salué « une coopération exemplaire, fondée sur le respect mutuel et la constance », soulignant que le Japon est « un partenaire historique qui a toujours répondu présent, sans conditionnalité, aux priorités du peuple comorien ». Et d'ajouter : « Nous voulons passer d'une coopération d'assistance à un partenariat d'investissement humain et stratégique, notamment dans l'économie bleue et le capital humain. À nous de bâtir ensemble.» De son côté, le directeur par intérim, Mohamed El-Had Mohamed Kari a qualifié la coopération de « fructueuse et productive », la décrivant comme « un levier essentiel pour un développement durable ». Il a rappelé que le Japon appuie constamment le pays dans « l'éducation, la santé, l'agriculture et la pêche », un appui aujourd'hui élargi à la formation des cadres et à la promotion de l'économie bleue, « des piliers fondamentaux » du développement.

 

Les deux agences JICA-ACCI convergent sur la méthode pour l'après-2027. Les ressources demeurant limitées, la JICA souhaite « poursuivre un dialogue ouvert afin de définir ensemble des priorités claires et réalistes » pour « obtenir le plus grand impact possible au bénéfice de la population ». L'objectif est de « renforcer davantage le dialogue stratégique et construire conjointement les priorités futures ». Un hommage appuyé a été rendu à l'Association Comorienne des Amis de la JICA, « un réseau précieux de compétences, d'expérience et de leadership », appelée à assurer « la diffusion des connaissances acquises » et l'émergence de nouvelles initiatives.

 

Au terme de cette première édition, l'ensemble des institutions nationales, les membres de la JICA et de l'ACCI ainsi que les représentants du gouvernement ont salué la qualité des échanges. Tous ont réaffirmé leur volonté de pérenniser ce rendez-vous pour faire de ce partenariat un levier toujours plus attractif au service de la paix, de la stabilité et de la prospérité.

 

El-Aniou Fatima

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.