La Gazette

des Comores

Comores Telecom a reçu le feu vert pour rompre avec Asteria Partners

Comores Telecom a reçu le feu vert pour rompre avec Asteria Partners © : HZK-LGDC

La résiliation du contrat sur la gestion du système de contrôle et de sécurité des appels entrants et sortants appelé Gateway, confié à un opérateur étranger au nom d’Asteria Parners, se précise. Le régulateur des Tic, l’Anrtic, vient de donner le feu vert à Comores Telecom.


Ça y est. L’opérateur national vient de recevoir le feu vert du régulateur pour rompre l’interconnexion avec Asteria Partners. Selon une source interne, le régulateur a autorisé Comores Telecom depuis vendredi 22 octobre, à « suspendre l’interconnexion » avec Asteria Partners, cette société étrangère qui avait obtenu l’exclusivité de gérer le système de contrôle et de sécurité des appels entrants et sortants de Comores Telecom.

 

Ce contrat qui selon des sources bien au fait du dossier provoquait un manque à gagner allant jusqu’à plus de 30% du chiffre d’affaires de l’opérateur, avait provoqué l’ire des consommateurs, notamment l’Association comorienne des consommateurs des Tics qui avait tiré la sonnette d’alarme. « J'ai accueilli cette décision [de rompre le contrat] avec satisfaction et colère. Satisfait de réaliser que les autorités ont compris le bien fondé de notre position et de voir Comores Télécom sortir de l'emprise d’Asteria Partners qui aurait pu l'anéantir. Je suis en colère de constater que nous avons besoin d'être échaudés avant d'accepter que tel contrat n'est pas favorable pour le pays. Nous suivons de près ce qui se passe dans ce secteur des télécommunications, son évolution partout ailleurs et les enjeux qui y sont liés », régit son président Hamidou Mhoma.

 

Il poursuit : « Nous avons suffisamment de recul et d'expérience pour conseiller nos autorités de manière désintéressée. Mais encore une fois, le pays a toujours besoin d'experts étrangers pour venir dire ce que nous disons tous les jours et être payés des dizaines voire des centaines de milliers d'euros. Je serais encore plus satisfait lorsque j'apprendrai qu'il n’y a aucun contrat qui lie Asteria et le gouvernement, pour des prestations que l'ANRTIC pourrait offrir. C'est pour dire que le dossier n'est pas clos complètement. Un début certes. Je finis par dire à  ceux qui engagent le pays dans ce genre de contrat de penser aux clauses liées aux résiliations des contrats. Notre pays a toujours perdu ses plumes dans des situations similaires puisque ceux qui négocient les contrats n'ont jamais mis des garde-fous pour protéger le pays.

 

Nassuf Ben Amad

 

 


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