Pas de concours d'entrée en sixième avant 11 ans. Le ministre de l’Éducation nationale, Bacar Mvoulana, remet en avant l'article 6 de la loi d'orientation en vigueur depuis 2020, qui fixe fermement les conditions d'âge pour les examens nationaux.
C’est lors d’une cérémonie au Lycée de Moroni, lundi 08 juin que le ministre de l’Éducation nationale, Bacar Mvoulana, a rappelé les dispositions de la loi d’orientation sur l’éducation nationale. Un rappel à l'ordre qui visait à clarifier les rumeurs relayées sur les réseaux sociaux concernant l’examen d’entrée en sixième.
« Depuis 2020, nous disposons d’une loi d’orientation qui encadre le processus des examens nationaux. À titre de rappel, l’article 4 de cette loi impose à l’État de prendre en charge, en cas de besoin, la scolarisation des enfants de 3 à 15 ans. Cela signifie que dès l'âge de 3 ans, l’enfant doit intégrer la maternelle et suivre les trois années du préscolaire. À 6 ans, il entre au CP (Cours préparatoire). À partir de là, son cursus obligatoire dure quatre ans, dont deux ans au CE (Cours élémentaire) et deux ans au CM (Cours moyen). Selon cette loi qui détaille le parcours scolaire, l’enfant doit donc passer l’examen à l’âge de 11 ans ».
Alors que cette mesure fait débat, certains y voyant une discrimination à l’égard des élèves âgés de moins de 11 ans qui disposent des compétences requises pour se passer l’examen national d’entrée en 6e, le ministre a tenu à préciser : « Certes, il existe des enfants précoces. Mais lorsqu’un élève développe des compétences extraordinaires, c’est à l’établissement scolaire de le signaler au ministère pour que nous puissions prendre en charge son cas. Or, aucune école n’a jamais saisi le ministère pour de telles situations. Je le dis donc haut et fort : un enfant de moins de 10 ans ne peut pas se présenter à l’examen d’entrée en sixième ».
Dans ce même élan, le patron de l’éducation a rappelé que le système éducatif n’admet plus le "CP1" et le "CP2" : il n'existe désormais que le CP. De plus, dans les classes préscolaires, l’enfant doit d'abord s'imprégner de la culture comorienne et de la tradition musulmane en petite et moyenne sections. Ce n’est qu’en grande section qu'il commence le programme d’enseignement scolaire classique. Bien que le ministre ait officialisé ces mesures, certaines écoles privées continuent, pour l'heure, d'appliquer le système du CP1 et du CP2.
Kamal Gamal
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