Faire ce qui est nécessaire sur le Nouvel Objectif Collectif Quantifié en matière de financement climatique (NOCQ) tel est le thème au menu de la plénière d’ouverture conjointe de l’Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique (SBSTA) et de l’Organe subsidiaire de mise en œuvre (SBI) qui se tient du 3 au 13 juin à Bonn, en Allemagne.
Les organes subsidiaires du conseil scientifique et technologique et celui de mise en œuvre, connus sous leurs acronymes SBSTA et SBI de l'appellation anglaise, sont les deux organes permanents de la Convention créés par la Conférence des Parties et des Protocoles. Ils appuient les travaux des différents organes en fournissant en temps utile des informations et des avis sur des questions scientifiques et technologiques en rapport avec la Convention, son protocole de Kyoto et l'Accord de Paris. Les Parties ont adopté les ordres du jour provisoires et lancé certaines négociations, notamment celles relatives à l’Objectif mondial d’adaptation (OMA). Certains événements prescrits ont eu lieu avant même le début des négociations. L’un d’entre eux était particulièrement pertinent, car il portait sur le Nouvel objectif collectif quantifié en matière de financement climatique (NOCQ) qui devra être défini avant 2025.
Le Secrétaire exécutif de la Convention cadre sur les Changements Climatiques, Simon Stiell, avait ouvert la réunion en exhortant les délégués à considérer le travail à venir comme une prouesse d’ingénierie : maintenant que la phase de conception est terminée, les délégués « doivent faire tourner la machine à plein régime et de façon équitable », chaque Partie travaillant de concert avec les autres dans la plus grande cohérence. Le financement est le « grand catalyseur de l’action climatique », a-t-il souligné en appelant à faire avancer la question du NOCQ. Il a martelé que les nouvelles Contributions déterminées au niveau national (CDN) doivent combler le fossé de la mise en œuvre et s’aligner sur l’objectif de 1,5°C.
Concernant les premiers Rapports biennaux sur la transparence (RBT), attendus en 2024, il a souligné que « le mieux ne doit pas être l’ennemi du bien », et a mis en exergue la collaboration au sein du système des Nations Unies et avec d’autres partenaires pour soutenir les Parties à préparer leurs rapports. Enfin, il a averti que les contributions financières des Parties n’ont pas augmenté de façon conséquente vis-à-vis des mandats de plus en plus importants confiés au Secrétariat.
Samoa, au nom de l’Alliance des états insulaires (Aosis), a indiqué que le Tribunal international du droit de la mer a récemment publié un avis consultatif selon lequel les États ont l’obligation majeure de surveiller les émissions afin de prévenir la pollution marine. La déléguée a souligné la nécessité d’abandonner progressivement les combustibles fossiles et de supprimer les subventions à ces combustibles. Elle a plaidé en faveur de CDN transformatrices et alignées sur l’objectif 1,5°C. Le Kenya, au nom du Groupe africain, a appelé à un NOCQ ambitieux, qui mette en œuvre les résultats du premier BM, et qui rende rapidement opérationnel le fonds pour les pertes et préjudices. Il a également déploré la décision d’héberger le secrétariat du Réseau de Santiago dans un pays développé malgré la recommandation de l’héberger à Nairobi, au Kenya.
Mmagaza
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC