Le commissariat en charge de la promotion, de la solidarité et du genre, en partenariat avec le Système des Nations Unies a réuni ce jeudi 17 mars à Moroni, des femmes de différentes catégories, dans une réunion d’échange sur le rôle des femmes rurales dans la résilience face au changement climatique. C’était l’occasion pour la commissaire au genre de rencontrer ces femmes et se concerter afin de mieux connaitre leur vie quotidienne.
Les femmes comoriennes en première ligne pour atteindre des objectifs du développement durable d’ici 2030. C’est dans cette optique que le commissariat en charge de la promotion, de la solidarité et du genre, en partenariat avec le Système des Nations Unies a réuni ce jeudi 17 mars à Moroni, des femmes de différentes catégories, dans une réunion d’échange sur le rôle des femmes rurales dans la résilience face au changement climatique. C’était l’occasion pour la commissaire au genre de les rencontrer et se concerter afin de mieux connaitre leur vie quotidienne. A la fin de la réunion, on leur a remis des matériels et enveloppes symboliques, qui leur permettront d’améliorer leur travail. Et cela rentre dans le cadre de la célébration de la journée internationale des droits des femmes.
« Nous savons pertinemment que le changement climatique engendre des conséquences socio-économiques néfastes, qui peuvent laisser des séquelles psychologiques irréversibles. Des familles peuvent à l’issue des catastrophes naturelles, vivre séparées, parce que déplacées et accueillies dans des centres d’accueil ou des camps, et certainement l’accès aux services sociaux de base peut devenir problématique, mais aussi des problèmes de violences sous toutes ses formes peuvent surgir. C’est pourquoi, nous devons renforcer la sensibilisation mais surtout conscientiser la population pour l’adoption d’un comportement favorable au développement durable », explique Mariama Msa Hamada, commissaire du genre.
Toutefois, elle a montré que des engagements forts de la part des décideurs doivent intervenir pour assurer un développement durable et harmonieux : promouvoir le diagnostic genre des politiques de changements climatique en faisant accroitre l’analyse genre et les recherches participatives, renforcer les politiques de gestion des questions de genre et changement climatique, et renforcer le rôle de la femme en tant qu’actrice dans la lutte contre le changement climatique.
« Au regard des effets négatifs incommensurables du changement climatique sur productivité agricole et la sécurité alimentaire, le développement des technologies agricoles sensibles au changement climatique, devient donc un impératif pour tout les acteurs concernés directement dans la lutte contre ce changement en vue d’assurer des résultats qui vont contribuer au défi posé », dit-elle.
Selon Fabrizio Andreuzzi, le représentant résident adjoint du SNU les femmes sont fortement représentées dans des métiers impactés par le changement climatique tel que l’agriculture. « Elle subissent de plein fouet les effets liés au manque de proximité des ressources comme l’eau ou pour adopter des pratiques plus résilientes dans l’agriculture afin de s’inscrire dans l’adaptation et la mitigation au changement climatique. L’accès à l’énergie et à l’eau est crucial dans la prise en compte du genre dans le changement climatique. Les risques et les impacts aggravent encore la pauvreté relative des femmes et des jeunes. Des études montrent que l’autonomisation et l’égalité des femmes sont importantes pour assurer un développement durable en termes de productivité, d’efficacité, de résilience climatique et d’amélioration de la santé et du bien-être », indique-t-il. Et d’ajouter : « Il faut intégrer les perspectives d’égalité des sexes et d’autonomisation des femmes dans les politiques, stratégies et programmes d’adaptation au changement climatique, d’environnement et de réduction des risques de catastrophe. Et promouvoir la participation pleine et entière des femmes et filles leur leadership dans la prise de décision lors de la conception et de la mise en œuvre de toutes les politiques et de tous les programmes visant à traiter les causes et les conséquences du changement climatique et à réduire les risques environnementaux et de catastrophe ».
Nassuf Ben Amad
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