La Gazette

des Comores

Conseil extraordinaire de la COI: Huit décisions prises par le conseil

Conseil extraordinaire de la COI: Huit décisions prises par le conseil © : HZK-LGDC

Ce sont en tout huit décisions qui ont été prises par le conseil extraordinaire des ministres de la COI qui s’est tenue à Saint-Denis de La Réunion à la demande de la France. Présent à cette assemblée, le chef de la diplomatie comorienne a mis l’accent sur le processus d’évolution institutionnelle impulsé à la retraite ministérielle de Moroni en 2019.


A Saint-Denis, Île de La Réunion a eu lieu, le vendredi 26 novembre dernier, le Conseil extraordinaire des ministres de la Commission de l’Océan Indien. Le ministre des affaires étrangères Dhoihir Dhoulkamal a assisté aux côtés de ses homologues de la sous-région à ce rendez-vous présidé par la partie française. Dans son allocution, le chef de la diplomatie comorienne a mis l’accent sur la nécessité de parachever le processus d’évolution  institutionnelle impulsé à la retraite ministérielle de Moroni en 2019.

« La lutte contre la pandémie de Covic-19 est devenue, à juste titre, une priorité dans notre action régionale, mais il n’en demeure pas moins que l’évolution institutionnelle de notre organisation, doit rester sur nos agendas comme le nouveau cap d’une nouvelle vision stratégique et de développement de la région », a-t-il rappelé laissant entendre que « tous les chantiers mis en perspectives ne pourront être réalisés que par la mise en place d’une architecture institutionnelle performante de notre organisation, une modernisation et une mise aux normes de secrétariat général , avec des capacités humaines, techniques et financières innovantes ».

Pour prouver en quoi l’avenir de la COI est d’une grande importance, le ministre comorien est revenu sur les acquis de la présidence sortante de l’Union des Comores portant sur « la mise en place d’un plan régional de relance économique et d’un plan d’action régional de l’économie bleue ». « Mon pays, l’Union des Comores, a toujours été à l’avant-garde du respect des instruments juridiques et des décisions prises, et se réserve le droit de faire valoir son statut, chaque fois que la souveraineté des Etats sera compromise dans notre organisation », a-t-il dit en évoquant entre autres le dysfonctionnement « manifeste » au sein du secrétariat général de la COI. Du travail effectué le 23 et 24 novembre par les Officiers Permanents de Liaison (OPL) de la COI pour la tenue de ce conseil, 8 des 11 décisions soumises par le comité des OPL ont été débattues.

Kamal Gamal

 


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