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des Comores

Coopération : Les Comores et l’Union européenne donnent un nouvel élan à leur partenariat

Coopération :  Les Comores et l’Union européenne donnent un nouvel élan à leur partenariat © : HZK-LGDC

Le dialogue de partenariat au titre de l’article 3 de l’Accord de Samoa entre l’Union des Comores et l’Union européenne s’est tenu le 6 octobre au Retaj Moroni. Ce premier dialogue organisé au titre de l’article 3 de l’Accord de Samoa, qui encadre les relations entre l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) et l’Union européenne, a permis aux deux parties d’échanger sur leurs priorités communes. Il vise à renforcer la compréhension mutuelle, à dégager des priorités partagées et à faire progresser la coopération par la concertation.


« Depuis quelques années, l’Union des Comores et l’Union européenne entretiennent un partenariat qui s’est construit progressivement, des conventions de Lomé à l’Accord de Cotonou, puis à l’Accord de Samoa, qui constitue aujourd’hui notre cadre commun. Mais l’ancienneté d’une relation ne suffit pas à garantir sa vitalité. Il est donc nécessaire de maintenir un dialogue régulier, qui constitue le moteur de notre partenariat, particulièrement dans un contexte international marqué par de nombreux bouleversements », a déclaré Mbae Mohamed, ministre des Affaires étrangères. Il a également souligné que « nous vivons dans un monde fracturé », marqué par la multiplication des conflits, des tensions et des défis environnementaux, sanitaires et socio-économiques. Face à ces évolutions, il estime que la sécurisation des approvisionnements et la défense du multilatéralisme sont devenues des enjeux stratégiques, notamment pour les États insulaires comme les Comores. Face à ce monde en recomposition, deux voies se dessinent, selon lui. La première consiste à se ranger du côté des observateurs passifs ; la seconde, à s’associer pour réfléchir, concevoir et agir de concert.

« L’Union des Comores a choisi la seconde option. L’Union européenne, dont l’ambition est de nouer des partenariats à l’échelle du monde, à travers le Global Gateway, trouvera auprès de l’Union des Comores un interlocuteur attentif, dans un esprit de respect mutuel et de partenariat gagnant-gagnant », a-t-il précisé. Selon lui, ce dialogue intervient alors que les Comores souhaitent adopter un nouveau modèle de développement fondé sur la valorisation des ressources nationales, l’investissement, la production et la transformation locales, afin de réduire la dépendance aux importations. L’objectif est de créer davantage de valeur ajoutée et de mieux intégrer les chaînes de valeur régionales et internationales, notamment dans le secteur de l’économie bleue.

Pour sa part, Roland Kobia, ambassadeur de l’Union européenne, a souligné que ce premier exercice revêt une importance particulière. Il marque, une nouvelle étape dans une relation ancienne, solide et confiante. Il a rappelé que l’Accord de Samoa n’est pas seulement un cadre de coopération au développement ou d’échanges économiques. C’est d’abord un cadre politique. Son article premier le dit clairement : il établit « un partenariat politique renforcé visant à produire des résultats mutuellement avantageux au regard d’intérêts communs et convergents, dans le respect des valeurs qu’ils partagent ».« L’Union européenne et ses États membres entretiennent avec l’Union des Comores un partenariat profond, dense et singulier. L’Europe est un partenaire de premier plan pour les Comores : premier partenaire commercial hors hydrocarbures, premier partenaire de développement, partenaire monétaire à travers l’ancrage du franc comorien à l’euro, et aussi espace de vie d’une importante diaspora comorienne, qui contribue de manière essentielle aux liens humains entre nous », a indiqué Roland Kobia.

« Je veux saluer l’attachement constant des Comores au multilatéralisme et au droit international. Nous apprécions en particulier la constance des positions comoriennes aux Nations unies en faveur d’une paix juste en Ukraine, fondée sur la Charte des Nations unies, sur la souveraineté et sur l’intégrité territoriale des États. Dans le même esprit, nous avons également apprécié la coopération exemplaire des Comores sur la question de la flotte fantôme. Les mesures prises pour assainir le registre comorien ont été importantes, concrètes et remarquées », a-t-il salué. « Nous souhaitons continuer à approfondir notre coopération dans l’ensemble des domaines d’intérêt commun, qu’il s’agisse du commerce, de l’investissement, de la gouvernance économique, de la sécurité maritime, de la migration, de la jeunesse, de l’économie bleue, du climat ou encore des infrastructures. Nous voulons un partenariat équilibré, ambitieux et mutuellement avantageux. Cela suppose aussi, de part et d’autre, un effort constant de réciprocité, de fluidité dans les échanges, de prévisibilité et d’efficacité dans la mise en œuvre », a-t-il précisé.

Nassuf Ben Amad

 


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