Pour faire de la pêche un levier important du développement africain, huit organisations régionales dont la Commission de l'océan Indien (COI), le COMESA, la commission de l'Afrique de l'Est (EAC), Organisation de la pêche du lac Victoria (LVFO), l'autorité du lac Tanganyika (LTA), l'autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et la communauté de développement d'Afrique Australe (SADC) se sont réunis à Lusaka en Zambie du 17 au 18 mars derniers afin d'appuyer la politique de gestion durable de la pêche et de sa sécurité dans le principe de faire de la pêche un levier important du développement de l'Afrique.
La rencontre qui a eu lieu récemment en Zambie entre huit organisations d'Afrique rentre dans le cadre du programme ECOFICH. Un programme qui se préoccupe de la gestion durable des pêches dans les îles de l’océan Indien mais aussi en Afrique orientale et australe, appuyé par le Plan régional de surveillance des pêches pour un renforcement des capacités pour la prévention, la dissuasion et l’élimination de la pêche illicite, non-déclarée et non-règlementée et puis de soutenir les initiatives concrètes de gestion et de gouvernance des pêcheries continentales et marines. C'est pour prendre ces objectifs en considération que certaines organisations africaines se sont retrouvées à Lusaka pour jouer cartes sur tables et faire de la pêche un levier important du développement africain. Lors de la rencontre, les partenaires ont mis l'emphase sur l'importance de suivre systématiquement les tendances et évolution de l'environnement du secteur de la pêche et de répondre aux réels besoins du secteur.
« Au-delà des questions de surpêche ou de sous-exploitation, de pêche illégale ou de politiques inadaptées, chaque pays doit élargir ses perspectives et prendre en compte des paramètres humains et naturels qui non seulement affectent l'environnement marin mais exacerbent les risques de catastrophes. De ce fait, les pays ou communautés que chacun de nous représente aujourd'hui doivent s'adapter et innover pour satisfaire aux exigences d'efficacité et de responsabilité dans la gestion durable des ressources halieutiques », déclare Vélayoudoum Marimoutou, le secrétaire général de la COI.
Pour permettre un bel engagement des partenaires sur la réalisation et le succès du programme ECOFICH, Milka Van Gool, chef de coopération de l'Union européenne auprès de la Réunion et Seychelles a rappelé que « le programme a été cité en exemple en matière d'engagement de l'Union Européenne dans une conférence Our Océan lors du forum inda-pacifique qui s'est tenu à Paris. ECOFICH a de nouveau mentionné pour sa contribution à la lutte contre la pêche illégale dans la région de l'océan Indien. La barre est donc placée très haut sur ces programmes. A nous de relever le défi et de produire des résultats ».
Sur ce, la coopération a permis de mettre en lumière à la disposition de la région des études du premier cycle sur le droit, économie bleue et gestion durable de la pêche dont la première promotion compte 20 apprenants. La rencontre a permis également l'élaboration et le suivi des politiques devant être fondées sur des données probantes à l'échelle nationale et régionale.
Kamal Gamal
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