C’était hier 11 mars que les étudiants de l’Ecole de santé plus précisément ceux du Master 2 en science ont procédé à un premier essai de la plateforme des cours à distance avec un enseignant se trouvant à Madagascar. Abdou Daïra, enseignant à l’École de santé parle d’une « expérience parfaitement bien déroulée dans les conditions techniques et pédagogiques attendues ».
C’est un succès exceptionnel, s’exclame Abdou Daïra, un enseignant à l’École de santé interrogé par un confrère lors du lancement de la plateforme des cours à distance effectué hier 11 mars. Pour cet enseignant, « Classera » est une solution adéquate permettant aux étudiants de poursuivre les études avec le choix de rester à la maison ou aller en salle. Avant le premier essai effectué hier, le ministère de l’éducation nationale avait organisé des formations pour permettre aux usagers d’appréhender l’utilisation de la plateforme.
« Il y’a eu déjà quatre formations. La première consistait à expliquer aux enseignants sur le fonctionnement de CLASSERA. La seconde a réuni les chefs des départements et du service de la scolarité. La troisième a réuni les enseignants à l’université de Patsy. Puis la dernière a été destinée aux doyens des facultés », a rappelé Abdou Daïra. Et de poursuivre que « ce sont les étudiants de l’École de Santé qui ont eu l’honneur de passer au premier essai car la première formation a eu lieu dans cette faculté. Et ce sont uniquement les étudiants en Master 2 ».
Interrogé sur la modalité du travail en ligne entre l’enseignant et l’étudiant, Abdou Daïra a parlé de deux modes de travail dont Synchrone et Asynchrone. « Les enseignants peuvent utiliser le mode Asynchrone. C’est d’ailleurs la méthode la plus appréciée par la majorité des enseignants. Il consiste à poster aux étudiants les cours pour qu’ils puissent les télécharger dans leurs ordinateurs ou smartphones. Par cette méthode, l’enseignant peut également accompagner l’étudiant à travers un échange de questionnaires ».
En ce qui concerne le mode Synchrone, la connexion reste le point fort. « Cette méthode permet aux enseignants de travailler directement, c’est-à-dire en ligne avec les étudiants. C’est le mode utilisé à l’essai par l’enseignant Charles qui est à Madagascar et qui a pu travailler en ligne avec les étudiants comoriens ce matin sur la gestion des catastrophes. Ce cours, certains étudiants l’ont suivi en salle comme d’autres l’ont suivi depuis chez eux ». A travers cette méthode, Abdou Daïra rassure que les étudiants comoriens peuvent bénéficier des interventions d’enseignants étrangers.
Kamal Gamal
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