Le couvre-feu instauré dans le pays comme mesure barrière contre la propagation de la Covid-19, reste une réalité à Mutsamudu ville. Le week-end dernier, les éléments de la patrouille ont embarqué tous les cabris en vagabondage dans la capitale.
Cette information fortement relayée n’a donné lieu à aucune réaction. A Habomo, quartier du centre ville de Mutsamudu on a assisté à l’embarcation manu militari des chèvres en vagabondage. « Une sale nuit pour les chèvres de Habomo », souligne un confrère de Canal Anjouan. En admettant que la divagation des animaux n’est pas permise par la loi mais nombreux déplorent le fait qu’on n’a pas communiqué sur cette opération.
« On devrait informer les propriétaires de ces animaux avant une telle opération. Sinon, il faut les convoquer pour payer l’amande. Dans le cas contraire, l’affaire serait assimilée à un vol », témoignent plusieurs témoins de la capitale anjouanaise. Houmed Msaidié a, à son tour proposé de «porter plainte contre les ramasseurs des cabris pour faire respecter la loi ».
Malgré le couvre-feu ravageur des chèvres, la Covid-19 tape fort à Anjouan. Aujourd’hui, l’île totalise 83 cas au total avec seulement un décès. Sur place, on constate un certain relâchement des mesures barrières. La faute est à qui ? A tous, mais la responsabilité incomba d’abord aux autorités qui sensibilisent partiellement. Dans plusieurs zones où l’électricité est coupée, les moyens classiques de communication n’existent presque pas, l’Etat devrait être présent. Pour rappel, ces derniers temps, le couvre-feu ne serait maintenu que dans les grandes villes de l’ile.
Nabil Jaffar
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