Depuis hier, le personnel de Comores Telecom est vent debout contre le licenciement de 400 agents de sécurité et femmes de ménage. Après moult tractations, le verdict du directeur général de Comores Telecom est attendu ce mercredi.
L’information selon laquelle 400 agents de la sécurité et femmes de ménages vont être mis à la porte a été très mal accueillie par le personnel de Comores Telecom, à bout de souffle depuis que leurs salaires sont revus à la baisse, et leur mutuelle de santé a cessé de fonctionner. Avant-hier lundi, le personnel de l’opérateur historique se sont joint aux 400 agents ciblés quand ceux-ci ont remarqué qu’ils étaient retirés du circuit de pointage. Il n’en fallait pas plus pour que les employés se mobilisent aux côtés de leurs collègues pour défendre leurs droits, dans le présent cas leur réintégration. Hier mardi la contestation a pris une autre tournure chauffeurs, agents de terrain et autres qui accusent tous le directeur général de « faire la pluie et le beau temps », se sont rassemblés dans la cour du siège de Volo-volo.
« Il n’y aura pas de travail tant que la décision de suspendre nos collègues n’est pas levée », tempêtent plusieurs d’entre eux. Malgré l’arrivée des forces de l’ordre, le personnel révolté n’a pas désarmé. Des négociations ont été ensuite engagées avec le patron des lieux Said Ali Chayhane. La décision finale est attendue ce matin. Selon un représentant du personnel, le directeur de Comores Telecom « veut créer une société privée de sécurité qui sous-traitera avec Comores Telecom ». « Cela risque de faire baisser davantage les salaires de ces agents, qui perçoivent actuellement un salaire de misère », craint-il.
« Avec cette vie chère, s’il suspend ces 400 pères et mères de familles, comment ils vont vivre ? J'étais choqué le matin quand on m'a dit que les agents de sécurité ainsi que les femmes de ménage n'ont pas pu faire le pointage. On les a retirés du le circuit. C'est à partir de là qu'on s’est réunis pour dire non à cette décision », enchaine un autre. « On n'est pas d'accord avec la décision de la direction. On ne peut pas la laisser suspendre ces agents qui sont ici depuis des années. C'est inadmissible. Il faut trouver une solution pour nos collègues. Sans quoi, nous n’allons pas travailler », assure Hassane Mchagama dit Djimi, qui fait partie des représentants du personnel.
Dans la foulée, la mesure a été temporairement levée et les 400 agents réintégrés dans le système de pointage. Un autre représentant du personnel, Adinane Bakar, appelle tous les agents des agences de Comores Telecom à se retrouver à Volo-volo ce matin pour attendre l’annonce du verdict du directeur général. « La suite dépendra de sa réponse », prévient-il.
Nassuf Ben Amad
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