Le monde vit dans l’incertitude face au conflit au Proche Orient, plusieurs pays ont adopté des mesures pour essayer de juguler la crise énergétique en cours, conséquence directe de la guerre déclenchée par Israël et les USA contre l’Iran, le 28 février dernier. Les Comores peinent à esquisser une réponse concrète.
Jusqu’à ce jour, le gouvernement comorien n’a adopté aucune mesure, ni stratégie. Le train de vie de l’Etat continue à être le même, et même le dimanche les ministres continuent à rouler avec leurs gros cylindrés, alors que le spectre d’une pénurie continue à guetter le pays. Une posture en totale contradiction avec celle adoptée par des pays voisins de l’océan indien, et de l’Afrique de l’Est. Dans une dépêche du 7 avril dernier, l’Agence Reuters mettait en évidence certaines dispositions prises par des pays africains. « Plusieurs gouvernements africains ont réagi à la flambée des prix mondiaux du pétrole, provoquée par la guerre avec l'Iran, en mettant en œuvre de fortes hausses des prix des carburants, des mesures d'économie d'énergie ou un rationnement de l'électricité ». Et l’agence de citer le cas de Madagascar, qui a déclaré l’état d’urgence énergétique.
« La déclaration de l'état d'urgence énergétique permet aux autorités de prendre des mesures exceptionnelles et urgentes pour rétablir l'approvisionnement en énergie et assurer la continuité des services publics ». La mesure consisterait à donner la priorité à des secteurs essentiels de l’économie, comme les hôpitaux, les transports, ou encore la production électrique. Chez nos voisins mauriciens, l’heure est aussi à l’austérité. Le gouvernement a imposé une certaine limitation, comme la réduction de l’électricité pour les usages non essentiels, éclairages décoratifs, piscines chauffées ou encore les fontaines publiques.
En Tanzanie, la présidente Suluhu a pris une décision symbolique concernant son convoi. « À compter d’aujourd’hui, lors de tous mes déplacements, les agents qui m’accompagnent utiliseront des transports groupés en minibus afin de réduire la consommation de carburant et les coûts opérationnels pendant cette période », révèle une dépêche de l’Associated Presse. Au Sénégal, le gouvernement a suspendu tous les voyages non essentiels des ministres, jusqu’à nouvel ordre. Aux Comores, outre les déclarations rassurantes du gouvernement, aucune mesure n’a été prise pour structurer le secteur énergétique dans l’éventualité d’une crise continue de l’énergie. Au début de la guerre, le gouvernement avait appelé la population à éviter les achats de paniques, notamment en constituant un stock dans les domiciles au risque de créer d’autres incidents plus graves.
Imtiyaz
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