Des techniciens des ministères de l’intérieur, des télécommunications et de l’économie numériques, et des finances se trouvent en formation du 20 au 24 décembre sur la cybersécurité et criminalité. Cette dernière permettra à ces agents de renforcer leurs capacités dans ces domaines pour protéger l’espace comorien en matière de numérique.
La cybersécurité et la cybercriminalité restent aujourd'hui une préoccupation importante pour tous les pays du monde. Chaque pays cherche à sécuriser et protéger son espace en matière de numérique. C'est ainsi que des techniciens des ministères de l’intérieur, des télécommunications et de l’économie numérique, et des finances sont réunis du 20 au 24 décembre dans une formation. Financé par le Projet RCIP4 de la Banque Mondiale, elle rentre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique sectorielle et de la stratégie nationale sur le numérique, ainsi que la loi sur la cybersécurité et la cyber-criminalité votée par l’assemblée de l’Union. « La cyber sécurité, consiste à contribuer, à préserver les forces et les moyens organisationnels, humains, financiers, technologiques et informationnels dont se sont dotés les institutions, les Etats pour réaliser leurs objectifs. Sa finalité est de garantir qu'aucun préjudice ne puisse mettre en péril la pérennité de l'organisation ou de l'Etat. Et de diminuer la probabilité de voir des menaces se concrétiser et limiter les atteintes ou les dysfonctionnements induits. Ça permettra le retour à un fonctionnement normal à des coûts et à des délais acceptables en cas d'attaque », explique Mohamed Hamdi, l'expert Tunisien en cyber sécurité.
A travers cette formation, les experts vont renforcer les capacités de ces techniciens en termes d'organisation du développement numérique. « Les parties prenantes vont rehausser leur niveau et la maturité sur ce domaine numérique. Sachant qu'il y a plusieurs volets de cyber sécurité qui vont être étudiés durant cette formation. Ce qui leur permettra aussi de protéger l’espace comorien en matière du numérique », indique-t-il.
De son côté, Omar Hamissi, responsable de systèmes d'information à l'ANRTIC montre l'importance de cette formation. « Le monde d'aujourd'hui est dominé par le numérique. Il faut comprendre que chaque pays a une agence chargée de la cybersécurité et criminalité. Et nous, nous avons l’ANADEN, mais ça ne suffit pas dans la mesure où les institutions publiques et privées ne sont pas bien formées. Pour mieux évoluer, il nous faut ce genre de formation. Ce qui va nous permettre de mettre en place un véritable service dédié », dit-il.
Nassuf Ben Amad
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