La Gazette

des Comores

Célébration de la Eid El Fitr : « L’année 2024 sera celle de la réalisation de projets de développement »

Célébration de la Eid El Fitr : « L’année 2024 sera celle de la réalisation de projets de développement » © : HZK-LGDC

A l’occasion de la fête de l’Aïd El-fitr, marquant la fin du ramadan, le chef de l’Etat Azali Assoumani s’est adressé à la nation pour présenter ses vœux. Dans son allocution, il a abordé plusieurs sujets dont le scrutin de 2024 et l’investiture, la diplomatie, la Palestine, la situation politique du pays.


C’est à Mitsoudjé que le président de la République a dirigé la prière de l’Aïd El-fitr en présence des membres du gouvernement. Par cette occasion, Azali Assoumani s’est adressé à la nation pour présenter ses vœux et aborder plusieurs sujets d’actualité dont la présidentielle de janvier dernier et l’investiture, la diplomatie, la Palestine, et la situation politique du pays, en appelant à consolider les valeurs d’unité, de solidarité et de paix.

Pour le président, cette nouvelle année 2024 est malheureusement marquée par la poursuite des guerres fratricides et des crises multiformes. Ainsi, « au moment où nous nous apprêtons à communier ensemble, pour célébrer l’Aïd, j’ai une pensée toute particulière pour nos frères et sœurs de Gaza et de Cisjordanie, qui ont observé le jeûne sacré sous des bombardements meurtriers, les privations inhumaines et les autres atrocités infligées par les forces israéliennes. A cet égard, je lance un appel pressant aux pays arabo-musulmans et au monde dans son ensemble, pour qu’ils se mobilisent, de façon collective et engagée, en vue de chercher les voies et moyens de mettre fin rapidement, aux injustices sans aucun répit, mais aussi retrouver la paix dans le cadre de la guerre russo-ukrainienne », a-t-il déclaré.

Le locataire de Beit Salam a montré que la diplomatie comorienne a connu des avancées notables ces dernières années, avec l’accession de notre pays à la présidence de l’Union Africaine, en février 2023. « Au terme d’une année bien chargée, nous venons de passer le flambeau à la Mauritanie avec fierté, puisque cette présidence a permis à l’Afrique de faire entendre davantage sa voix sur la scène internationale, grâce à notre participation active à de nombreuses rencontres internationales. Elle a, entre autres acquis, obtenu, l’intégration de notre contient au G20, institution clé de la gouvernance économique mondiale, davantage de ratifications du traité de la ZLECAF, mais aussi la promotion de l’économie bleue et le lancement d’un dialogue avec les dirigeants des pays en crise sur le continent. Par ailleurs, notre pays vient d’intégrer l’OMC, une opportunité d’attirer les investissements étrangers, surtout avec le grand potentiel de marché régional qu’il offre à travers son adhésion au COMESA, à la SADEC et à la ZLECAF », a-t-il dit.

A en croire le président Azali, l’année 2024 sera celle de la réalisation de projets de développement majeurs, à l’instar du grand hôpital de référence, qui ouvrira ses portes prochainement. « Nous aurons l’occasion de mettre en lumière toutes les opportunités qui s’offrent à nous, lors de la cérémonie d’investiture du 26 mai prochain, qui va consacrer les élections libres et démocratiques que notre pays a tenues le 14 janvier dernier. Je tenais, toutefois, à travers ces quelques remarques, à rappeler l’impérieuse nécessité, de consolider les valeurs d’unité, de solidarité et de paix, mais aussi, de se rassembler et d’aller vers l’apaisement, afin de mener avec succès, les réformes dont nous avons besoin, dans notre marche inéluctable vers l’émergence », a-t-il avancé. 

Devant le président de la République, l’une des figures de la notabilité Soultoine Abdoulanziz a pris la parole et n’a pas mis de gants pour dénoncer la mauvaise gouvernance en matière de gestion de l’électricité. « Rien ne va monsieur le président. Vos ministres, vos directeurs généraux ne vous aident pas assez. On dirait que vous n’avez pas la même vision. C’est regrettable surtout les jeunes qui ont des responsabilités. Certes le ramadan s’est bien passé comme Dieu l’a voulu, mais nous avons souffert, car on a passé ce mois sacré dans le noir. Pourtant, on chante chaque fois que le gouvernement a débloqué des centaines de millions pour stabiliser l’électricité. Nous nous posons tant de questions, sur la gestion de cette société qui ne fait que dilapider des milliards sans résultats. Il est temps de situer les niveaux de responsabilités monsieur le président », a-t-il interpellé.

Nassuf Ben Amad

 


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