L’ambassadeur Alloui Said Abasse refuse en bloc de se faire contrôler par une mission dirigée par le secrétaire général du gouvernement (SGG), estimant que cela ne relève pas des prérogatives de ce dernier. Sa position est saluée sur les réseaux sociaux.
Après le ministère des affaires étrangères, le tour reviendra au ministère de l’éducation nationale le 31 décembre de subir un contrôle de la commission composée du secrétaire général adjoint du gouvernement, du directeur administratif et financier du gouvernement et du juriste auprès du secrétariat général du gouvernent. Ces derniers vont se présenter dans cette administration où il sera demandé aux agents de présenter chacun une pièce d’identité, une fiche signalétique et un arrêté de recrutement ou de nomination pour une mission de contrôle.
Bien que cette mission consiste à assainir les administrations publiques, force est de constater qu’elle ne fait pas l’unanimité auprès des concernés. L’Ambassadeur Alloui Saïd Abasse, fonctionnaire au ministère des affaires étrangères, est le premier (et peut-être aussi le dernier) à s’y être opposer. Il désapprouve dans une lettre adressée au secrétaire du gouvernement le 21 décembre dernier, cette démarche. « Le contrôle des fonctionnaires et agents de la fonction publique ne relève pas de vos prérogatives (SGG) et vous en approprier, constitue un abus de pouvoir manifeste », lui a-t-il écrit.
Pour ce fonctionnaire, cette initiative lancée par Mohamed Soilihi Djounaid, ancien secrétaire d’État chargé de la FOP, mais poursuivie par le secrétariat général du gouvernement est « illégale » et par conséquent « inacceptable au regard des textes et lois régissant mon statut du fonctionnaire ». Visiblement très irrité, cet ancien chargé d’affaires à l’ambassade des Comores à Paris entre 1999 et 2004, aborde dans sa lettre les contrôles qu’il a eu à subir pendant 24 ans de service.
« Les contrôles que j’ai subis au cours de ma carrière n’ont jamais corrigé les points les plus épineux. Je considère que cet énième contrôle qui va être conduit, de surcroit par des personnes non habilitées est une provocation inacceptable. La fonction publique n’est pas votre propriété privée et vous n’êtes pas au dessus des lois pour vous permettre vos écarts devenus récurrents », poursuit-il.
Considérant ainsi la mission de contrôle comme un ordre fallacieux portant atteinte à la dignité et aux droits les plus élémentaires des fonctionnaires, M. Alloui appelle aux agents de la fonction publique de rejeter pacifiquement et avec fermeté la mission de contrôle dont les initiateurs prévoient l’effectuer au ministère de l’éducation le 31 décembre. La lettre de M.Alloui rendue publique par Hayba FM, est très reprise par les internautes qui saluent ce geste.
Kamal Gamal
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