Pour répondre aux risques des catastrophes naturelles telles que les cyclones tropicaux, l’Union des Comores a demandé à l’African Risk Capacity (ARC) de développer un produit d’assurance contre les tempêtes tropicales dans la région SOOI. Cette stratégie permet de bénéficier d’un financement rapide destiné à la mise en place d’interventions à un stade précoce et reconnaitre le manque de ressource financière au lendemain des catastrophes en vue de déterminer la résolution.
Après le cyclone Kenneth en avril 2019 qui a touché 40% de la population, l’archipel a été récemment menacé par le passage de la tempête JOBO. Dans ce contexte, des agents de la protection civile se trouvent actuellement en formation sur la capacité d’intervenir en cas de catastrophe naturelle. C’est le Groupe de la mutuelle panafricaine de gestion des risques autrement dit le groupe ARC (African Risk Capacity) qui transfère ses compétences sur l’utilisation du logiciel TCE de l’ARC visant à sélectionner les paramètres de transfert de risque, de développement du plan d’opération lié aux pertes associées aux cyclones tropicaux et intégration du genre dans la GRC (Gestion des Risques de catastrophe). Trois objectifs sont visés à la fin de cette formation qui consiste à institutionnaliser le genre et la GRC pour un développement et une gestion des connaissances innovantes, à renforcer les capacités institutionnelles et individuelles et de développer les outils afin d’intégrer le genre dans la GRC et enfin engager un dialogue politique et des activités de plaidoyer pour que l’environnement politique autour de la GRC devienne une force de changement sur les questions de genre.
Le directeur de la protection civile le colonel Tackfine Ahmed considère cet atelier comme « un mécanisme qui consiste à mettre en place une approche de financement des risques de catastrophe en aidant les pays membres de l’Union Africaine à améliorer leur capacité de planification et à répondre efficacement aux conséquences des changements climatiques notamment les cyclones aux Comores ». Dans ce cadre de financement, il faut préciser que selon un document fournis par le groupe ARC que le système international, dans sa forme actuelle, permettant de faire face aux catastrophes naturelles n’est pas aussi rapide ou équitable qu’il pourrait l’être. « Le financement est garanti en grande partie de manière ad hoc après que la catastrophe ait eu lieu et ce n’est qu’à ce moment que les secours d’urgence peuvent être mobilisés pour aider les personnes qui en ont le plus besoin », poursuit-il.
Et puisque le pays demeure en l’occurrence exposé au risque des cyclones tropicaux, il est évident qu’un plan de sécurité civile soit adopté en vue d’éviter certains risques. Et c’est dans ce contexte que la mission technique conjointe sur le logiciel TCE commencé depuis hier 7 juin a pour but de former les experts du gouvernement comorien sur le produit spécifique aux cyclones tropicaux et exposer les avantages et limites du modèle.
Kamal Gamal
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