La Gazette

des Comores

Des bandes de délinquants s’en sont pris à des collégiens d’Ongojou

Des bandes de délinquants s’en sont pris à des collégiens d’Ongojou © : HZK-LGDC

Plus de vingt délinquants se sont introduits au collège de la commune d’Ongojou et ont tabassé à l’arme blanche les écoliers. La raison de cette intrusion en plein cours n’est toujours pas connue.


Ces actes de violence perpétrés par des jeunes, inquiètent les habitants de cinq villages de la commune d’Ongojou. Ces derniers en provenance de Mayotte, selon plusieurs témoignages, commencent à terroriser les villages de cette commune. Après ces actes, les chefs de cinq villages et la Mairie ont tenu une réunion de réflexion pour tenter d’apaiser cette situation dans la région et dans l’ile en général. « Ces actes d’agression mettent en danger nos enfants en permanence. Les autorités compétentes doivent s’en occuper une bonne fois pour toutes, pour éviter l’irréparable », lance un parent d’élève sous l’anonymat quelques heures après l’intrusion des délinquants dans une salle de classe. Selon les notables de ces villages, ces actes sont probablement en lien avec l’escalade de la violence urbaine à Mayotte et ce phénomène tente de s’exporter vers Anjouan.

De son côté, Charafoudine Djamaldine, directeur du collège d’Ongojou se dit terrifié et regrette cet acte. « On m’a informé qu’il y a une intrusion dans l’établissement. En sortant dehors, j’ai aperçu des jeunes armés avec des machettes et des morceaux de bois. Et je n’en croyais pas mes yeux », indique-t-il, avant d’ajouter que « je suis, moi-même agressé, quand j’ai essayé de m’interposer pour neutraliser celui qui détenait la machette. Heureusement, j’ai pu le faire ». Selon le directeur du collège, il y a eu des élèves blessés. « Quand j’ai maitrisé ce jeune, on m’a aussi agressé», précise-t-il. Et de continuer : « C’est une bande bien organisée. A l’arrivée des forces de l’ordre, ils ont pu prendre la poudre d’escampette. Les enquêtes se poursuivent ».

Contacté à son tour, le maire de la commune d’Ongojou, Saindou Chibako montre que ce fléau doit-être éradiqué rapidement. « On doit réunir tous les efforts pour mettre fin à ces agressions et on voit aussi qu’il y a des mineurs isolés. Et ces derniers sont identifiés et on va convier toute la communauté pour voir comment trouver une solution », poursuit-il.

Il est à noter que selon les témoignages, la plupart de ces jeunes sont entre placés dans des familles ayant des liens de parenté. Des mômes dont les parents sont en majorité installés à Mayotte. Des jeunes déscolarisés et parfois livrés à eux-mêmes.

Nabil Jaffar

 


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