Le ministre des finances et du budget Souef Kamalidini, a lancé du 18 au 20 janvier, les sessions plénières des états généraux de la statistique à Moroni. Ces derniers s’inscrivent dans le processus d’amélioration du dispositif national de suivi-évaluation requis pour fournir aux décideurs politiques et tous les acteurs de la vie socio-économique du pays, les indicateurs pertinents et fiables au pilotage des plans de développement nationaux nécessaires à la mise en œuvre du Plan Comores Emergent.
C’est en présence du gouvernement, la société civile, le secteur privé et les directeurs généraux que le ministre de finances et du budget chargé de secteur bancaire Souef Kamalidini a procédé à l’ouverture des sessions plénières des états généraux de la statistique. Ils s’inscrivent dans le processus d’amélioration du dispositif national de suivi-évaluation requis pour fournir aux décideurs politiques et tous les acteurs de la vie socio-économique du pays, les indicateurs pertinents et fiables au pilotage des plans de développement nationaux nécessaires à la mise en œuvre du Plan Comores Emergent. Ils visent aussi à mobiliser toutes les parties prenantes pour appuyer le développement d’un système statistique national effectif et efficace en Union des Comores.
« C’est un sujet important car nous savons tous que toute planification de développement à tous les niveaux réside sur les données statistiques. Mais, malheureusement, notre pays reste parmi les pays dont les données statistiques semblent traitées de façon négligeable. C’est peut-être la raison pour laquelle, excusez-moi du terme, les Comores sont qualifiées de pays sans suivi et évaluation. Je veux dire par là que ce domaine est très faiblement pris en compte par les différentes institutions étatiques et non étatique. L’exemple le plus marquant est celui des données liées aux violences. Ce n’est qu’à partir de 2020 que nous avons commencé à lire des bulletins nationaux liées aux violences », déplore Sitti Bacar Kassim, représentante de la société civile.
Ce dernier a profité de cette occasion pour rappeler que la société civile comorienne joue un grand rôle dans le développement du pays. Toutefois, ces efforts fournis par des hommes et femmes et les jeunes, de façon bénévole, ne sont pas intégrés dans les données statistiques du pays pour plusieurs raisons. « Je voudrais affirmer la volonté de la société civile à accompagner le développement du pays dans un terrain d’entente, sans violence, sans corruption, sans intimidation, et dans le respect des libertés fondamentales, des droits et des devoirs », souhaite-elle.
Pour le président du MODEC, le secteur privé est le gros pourvoyeur d’emploi et le principal contributeur à la création de richesse du pays, mais l’insuffisance des données à jour et fiable et de coordination dans le domaine de la statistique constituent des contraintes pour la planification et le pilotage des programmes et politiques de développement du secteur. « Nous avons besoin de données pertinentes, fiables et de bonne qualité que nous devons bien utiliser. Des données factuelles peuvent nous aider à lutter pour la justice et permettre aux plus démunis de demander des comptes aux plus puissants. Ça va nous aider à créer un environnement dans lequel nous voulons vivre tout en dessinant un avenir durable pour nos enfants », indique Mourad Bazi, le président de Modec (Mouvement des entreprises comoriennes).
Quant au coordinateur résident du Système des Nations Unies dans le pays, il a montré la nécessité des données statistique dans un pays. « Par le passé, certains d’entre nous considéraient les données comme une préoccupation isolée réservée aux spécialistes de l’informatique ou des statistiques. Aujourd’hui, nous reconnaissons tous le pouvoir des données. Les objectifs qui impliquent des données et des analystes imprègnent pratiquement tous les aspects de notre travail en matière de développement, de paix et de sécurité », déclare François Batalingaya, le coordinateur résident du Système des Nations Unies aux Comores.
Nassuf Ben Amad
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