La Gazette

des Comores

Des étudiants s’insurgent contre le licenciement de l’enseignant Ahmed Kassim

Des étudiants s’insurgent contre le licenciement de l’enseignant Ahmed Kassim © : HZK-LGDC

Un groupe d’étudiants dénonce le licenciement de leur enseignant Ahmed Kassim. Ils soupçonnent des manœuvres politiques, loin des gonflages des notes reprochés au mis en cause.


Ils n’en reviennent pas. Ces étudiants de l’Université des Comores montent au créneau et dénoncent des règlements de compte politiques contre leur enseignant Ahmed Kassim, un doyen, demis de ses fonctions dans la faculté de Droit et sciences économiques, depuis le mois de septembre dernier. Devant la presse nationale lundi dernier, dans un restaurant de la place, ces étudiants en master 1 et 2 ne pouvaient que contester les motifs officiels de la mesure.

 

« Dans le rapport, il est clairement mentionné que sa suspension relève des gonflements des notes en faveur de certains étudiants », devait faire savoir Adil Saïd Ali, croyant dur comme fer que depuis 2004, le doyen Ahmed Kassim a mis son intelligence et ses compétences au service de la nation sur le plan éducatif avec « honnêteté ». « La note qu'il attribue à son étudiant est juste et équitable. En revanche, contrairement à d’autres enseignants, il est fier de mettre une bonne note qu'une mauvaise, si et seulement si c’est mérité », poursuit M. Adili, un des conférenciers.

 

Dans leur ensemble, les intervenants soutiennent que la faute reprochée à Ahmed Kasim n’est pas prévue dans les textes régissant les enseignants de l’UDC. D’où leur doute quant à une machination pour atteindre celui qui a été candidat aux gubernatoriales de 2019. « Quinze ans de services à l'Université des Comores, le comportement d'Ahmed Kassim a toujours été droit. Mais peut-être les autorités l’en veulent-elles pour avoir postulé aux élections des gouverneurs », avancent-ils, regrettant qu’au lieu de le gratifier pour son « engagement » pour l’université, le « gouvernement » s’en prend à lui.

 

Ces étudiants en ont saisi l’occasion pour rebondir sur les difficultés qui frappent l’UDC. « Nous savons tous que depuis la démission de Said Bourhane en 2016, l’université n’a pas de président jusqu’alors. Et ce n'est pas tout. Des doyens ont dernièrement achevé leur mandat, et des élections devaient avoir lieu pour élire d'autres doyens, mais contrairement à la loi (qui exige une élection), ils ont été nommés ».

 

Kamal Gamal

 


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