Située dans la commune de Moilimdjini, la ville de Djoiezi est l'une des localités de Mohéli les plus exposées à la menace permanente de la montée des eaux de mer. Malgré cette pression naturelle permanente, aucune solution n'est jusqu'alors trouvée pour protéger les habitants de cette ville de l’ancien président de l’Union des Comores Ikililou Dhoinine.
A part les facteurs naturels tel que le réchauffement climatique qui augmente le niveau de la mer et par ricochet la monté des eaux, il y a aussi les facteurs humains qui contribuent également à ce phénomène. Le plus connu pour être à l'origine de cette monté de la mer, c'est l'extraction du sable. Même si l'exploitation de tout agrégat marin est interdite à Djoiezi comme dans la plupart des villages à Mohéli, mais des inconscients trouvent un moyen de contourner l’interdiction.
Dans cette ville, la situation devient de plus en plus inquiétante. Durant les périodes de marrée haute, les vagues se brisent juste à quelques mètres des habitations. L'énergie libérée lors de ce mécanisme cause plusieurs dégâts sur les maisons en face. Plusieurs d'entre elles sont fissurées ou à moitié démolies.
Pour trouver une solution à ce danger permanent, une digue qualifiée « de la honte » était érigée. En 2014 suite à des négociations faites à cette époque par Colas qui réhabilitait le tronçon de route Djoiezi - Fomboni, cette entreprise était contrainte, selon des sources concordantes, de prendre les agrégats marins à Mboimadji, une plage située à deux kilomètres de Djoiezi, en échange de la construction de cette digue à hauteur de 150 millions de francs comoriens. Toutefois les pressions politiques et les calculs qui tendaient à vouloir gagner plus, selon une source proche du dossier, ont fait échouer ce chantier « de la honte ».
Cette bâtisse qui voulait être une digue de 90cm de large avec une profondeur de 3m dans le sous-sol n'a pas pu résister aux pressions des vagues. Elle s'est déterrée puis brisée en plusieurs morceaux. Ce qui laisse pénétrer les vagues jusqu’aux habitations durant les périodes de marrée haute. Un projet de construction d'une digue à Djoiezi et à Nioumachoi est évoqué par les autorités gouvernementales dans plusieurs ateliers, mais aucune date de démarrage des travaux n'est encore fixée. Les djoieziens se demandent quand est-ce que ce projet verra le jour afin que les habitants puissent vivre dans la tranquillité.
Riwad
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