C'était le mois de décembre dernier, lors d'une conférence de presse que le nouveau patron de Sonelec, Soilihi Mohamed Djounaid a annoncé qu'il va "rétablir l'électricité dans 90 jours". A quelques jours du Jour J, l’opinion publique s’interroge sur la promesse du directeur général.
Lors de sa prise de fonction le mois de décembre dernier, le nouveau patron de Sonelec Soilihi Mohamed Djounaid, a annoncé que "dans 90 jours", l'électricité sera rétablie dans l’ensemble des régions. Une annonce qui avait donné une onde d’espoir à la population comorienne, surtout dans les périphériques qui espéraient pouvoir relancer leurs petits business. Mais à quelques jours du Jour J, la situation n’a toujours pas évolué. La capitale n’échappe pas aux coupures, une partie du Hambou voit l’électricité à 23h ou minuit, le Mitsamiouli connaît des améliorations, le Hamahamet Mboinkou toujours dans le noir. Seule la région de Mbadjini connait un embelli avec 500kw de la centrale solaire, il jouit de 20h d'électricité par jour.
Le nouveau Directeur de la Sonelec tiendra-t-il ses promesses d'une fourniture permanente de l'électricité à partir du mois mars ? Non, répond un citoyen de Hamahamet. « Je pense que Sonelec a oublié notre région. Cela fait des mois qu’on ne voit plus la lumière. Pourtant, le nouveau patron nous avait parlé de trois mois pour rétablir l'électricité. Je commence à comprendre que c'est de la poudre aux yeux », indique un citoyen de Hamahamet. Contacté à maintes reprises pour connaître la situation actuelle de la société, le directeur technique et le chargé de la communication de la société disent attendre l'ordre du directeur général pour pouvoir communiquer.
En parlant de coupure, récemment le patron de SONELEC a effectué un voyage en France pour l’achat de deux groupes électrogènes, afin de résoudre ce problème d'électricité. Mais le fournisseur des ces groupes électrogènes reste un mystère, car la société n'a pas lancé un appel d'offre. L’histoire de 2016 se répète. Le gouvernement avait investi des milliards pour l’achat de groupes électrogène sans appel d’offre.
Pour rappel, dans un entretien que l'ancien directeur technique Mmadi Ali alias Amerdant, avait accordé à la Gazette des Comores le mois de novembre dernière, il avait parlé de deux groupes électrogènes se trouvant à Madagascar. « Ces deux groupes électrogènes sont efficaces. Ce qui reste à faire est d’envoyer les techniciens pour les diagnostiquer, une fois que les frontières seront ouvertes », avait-il-déclaré. Mais, force est de constater qu’avec l’arrivée du nouveau directeur général, tout a changé. Il choisit d'aller en France pour chercher des nouveaux groupes, avec des fournisseurs qui restent inconnus.
Nassuf Ben Amad
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