Le ministre de l’Intérieur, a dévoilé sa nouvelle batterie de mesures pour lutter contre la conduite en état d’ivresse dans les voies publique. Des Alcotests sont désormais disponibles pour mesure du taux d’alcoolémie dans le sang des conducteurs et une note circulaire rappelle les sanctions sévères contre les coupables.
Pour garantir la sécurité routière, le ministre de l’Intérieur met en application une note circulaire relative à la conduite en état d’ivresse publique dans le but de limiter les accidents de la route. Mohamed Daoudou a expliqué que ce comportement porte atteinte aux mœurs religieuses sachant que les Comores est un pays musulman. « Je tiens à avertir qu’à l’heure où je vous parle, la note circulaire qui est entre mes mains est désormais en application. La police et la gendarmerie ont actuellement le droit de détenir quiconque sera jugé en état d’ivresse en piéton comme en véhicule », déclare le ministre de l’intérieur devant la presse. Le premier flic du pays a montré des alcootests, qui sont des dispositifs permettant aux gendarmes de confirmer tout individu supposé ivre. « Si on est attrapé en état d’ivresse, le permis du conducteur sera confisqué pendant six mois », poursuit-t-il, avant de préciser que « on ne vient pas d’inventer cette façon d’agir mais c’est une mesure applicable dans les autres nations ».
La note comprend plusieurs dispositions du code pénal à savoir dont l’article 229-2 qui interdit la fabrication des boissons locales alcoolisées. Et quiconque le fera aura une peine de prison de deux mois ou une amende de 100 000 à 1 000 000 francs comoriens. L’article 229-3 afflige les mêmes corrections que le précédent pour la personne qui importera sans autorisation des boisons alcoolisées dans le pays. Et le tribunal prononcera en outre la confiscation de son marchandise au profit du trésor public. L’article 229-4 punit à son tour toute personne sera trouvée en état d’ivresse dans les rues, dans les places ou dans un lieu ouvert au public, d’un emprisonnement d’un à trois mois avec une amende de 20 000 à 150 000 francs comoriens. Et le dernier article de la note, 229-5, condamne au maximum de trois mois de prison avec une amande de 50 000 à 500 000 francs comoriens tous les conducteurs des véhicules trouvés dans un état d’ivresse ou sous influence d’une substance stupéfiant. En ce qui concerne les mesures permettant de limiter les accidents routiers non-causés par l’ivresse mais par excès de vitesse, un atelier dans ce sens est organisé ce matin par la gendarmerie.
Kamal Gamal
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